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Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Entreprises publiques : on s’installe, on installe…
Entre deux nouvelles du front, les Congolais ont suivi avant-hier des nominations au sein des entreprises, établissements et services publics. Les initiés aux arcanes de la Fatshisphère ont pu apprécier différemment ce partage interne du pouvoir.
Une redistribution des cartes synonyme de grille de lecture des rapports de force au sein du pouvoir Fatshi. Un vrai baromètre sur qui a quelle influence dans la cour, qui pèse combien, qui voit le Rais le soir, qui parle à l’oreille du « Chef« … En d’autres termes, qui est près du soleil, qui s’en éloigne.
N’empêche. La morale de cette publication heureuse pour les uns et couperet pour les autres, c’est qu’ici ou ailleurs la vie continue même pendant la guerre. Entre deux appels à la mobilisation contre l’agression, le Président continue à tisser sa toile d’araignée. Lui qui n’ignore pas que son statut privilégié de « maître des horloges » est tributaire des aléas de l’année électorale. Or, 2023 se profile déjà. On en est à la lisière.
Avec toutes les hypothèques dont la sempiternelle guerre dans l’Est, pas sûr que le calendrier électoral soit respecté.
Outre- tombe, le Maréchal Mobutu sait ce que signifie la fin de mandat constitutionnel surtout si les élections ne se tiennent pas dans le délai. Le sénateur à vie Kabila a encore fraiches en mémoire les péripéties de l’exercice du pouvoir hors mandat.
De Président de plein exercice on en est, pour ainsi dire, réduit aux affaires courantes. D’un « monarque » républicain à part entière on passe au statut de fait d’un chef d’Etat entièrement à part.
Dans ce pays, l’histoire a l’habitude de bégayer quand elle ne confirme pas qu’elle est un perpétuel recommencement selon la citation de l’historien athénien Thucydide. Suite au précédent, jamais deux sans trois? Poser la question, c’est y répondre. Ou presque.
Alors, autant battre le fer pendant qu’il est chaud. Autant tordre le cou à la procrastination. Autant pratiquer le carpe diem cher à Horace. Autant, en définitive, installer après s’être installé. Quitte à ce que ceux que l’on installe installent aussi à leur tour. La boucle est, ainsi, bouclée sous la formule litotique de Léon Kengo: « dans ce pays, on s’installe, on installe« . José NAWEJ/Séoul