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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Entreprises publiques : à chacun son tour
Pas l’once d’un signal fort. Pas de « surprise du chef « . Pas de rupture d’avec le monde d’avant. Pas l’ombre d’un changement radical, façon Ya Tshitshi.
A la place, un air du déjà -vu. Un parfum de partage du butin entre… » gagnants« . On s’installe et on installe. La proximité le dispute à la promiscuité. L’entre -soi paraît aller de soi. On se serre les coudes. Sans doute pour avoir les coudées franches. Les élections, la glissade ou le glissement avançant à grands pas. Autant mettre tous les atouts de son côté. Priorité aux assermentés naturels. Mille précautions valent mieux qu’une.
Fin de cette énigme qui n’en est pas une. Le vin des nominations au sein d’une partie d’entreprises publiques est tiré. Il ne reste plus qu’à le boire. » Ce qui ne peut être évité, il faut l’embrasser « . Les Congolais, un tantinet philosophes, semblent avoir fait leur cette citation de l’immense William Shakespeare.
Pour autant, sous des dehors de stoïcisme, ils ne sont pas dupes. Ils n’ont pas besoin de lunettes infrarouges pour voir ce que tout le monde voit. Eux qui ont vécu plusieurs déclinaisons de la célèbre chanson » Mokili tour à tour « . De fait, depuis la Rome antique, la roue de la fortune (Fortuna étant la déesse du hasard) tourne. Ceux des kabilistes qui ne sont pas allés à la table du voisin -dixit le Premier ministre Ilunkamba- le constatent à leurs dépens.
Il reste simplement à espérer que, dans cette séquence » à chacun son tour « , l’expertise, l’expérience et la moralité, bref le pedigree n’ait pas été passé par pertes et profits. Auquel cas, le pays le paierait cash. Car, inutile de nous cacher derrière nos petits doigts, la plupart d’entreprises publiques sont grabataires. Sous assistance respiratoire pour les unes, sous morphine prolongée pour les autres.
Les mises en place opérées par » Dr Fatshi » constituent-elles le remède de cheval tant attendu ? La réponse ne saurait tarder. José NAWEJ