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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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En mode panne sèche …
Une semaine en mode » panne sèche « . Pour les véhicules motorisés, cela se passe de tout commentaire. A la maladie chronique « embouteillages » dont la forme grave se nomme » bouchons » vient de s’ajouter la pathologie saisonnière » panne sèche « . L’agent causal de cette maladie serait l’imprudence ou la défaillance humaine. Car, des lanceurs d’alerte avaient attiré l’attention du Gouvernement sur le risque de survenance de ce » mal » parfaitement évitable.
Au pays de » mieux vaut guérir que prévenir« , le traitement est plus préférable que la prévention ? Un initié aux arcanes zairo-congolais souffle que celle-ci est plus lucrative que celle-là. Ceci expliquerait-t-il cela ? Et si poser la question équivalait à y répondre ?
Panne sèche aussi sur le front de » l’affaire Kabund « . Noyé…jusqu’au cou, le maître-nageur est toujours » assigné à prison » ou » en prison surveillée « , c’est selon. Feu le professeur Kisaka d’heureuse mémoire devrait se retourner dans sa tombe au regard de l’évolution de son cours d’organisation des compétences judiciaires (OCJ) ! Du surplace donc -pour cause de panne sèche-quant à la perspective de la résidence surveillée.
Panne sèche aussi à Bunagana ! Les lignes -au propre comme au figuré – ne bougent point. Cette localité très congolaise de père et de mère demeure sous tutelle » rwando-congoraise « . Voilà que sur la panne sèche du second degré vient de se greffer celle du premier degré.
Arithmétiquement, c’est donc une double panne sèche à Bunagana synonyme de double peine pour les compatriotes de cette partie du Nord-Kivu.
Une fois n’est pas coutume. A en juger par les apparences, pas de panne sèche côté rentrée scolaire. Démarrage, tout de même, en mode diesel. Dieu merci, du mazout, il y en a encore.
Seulement voilà, ce n’est pas avec du fuel que l’on assurera le nécessaire décollage de l’enseignement qui n’en finit pas de voler très bas depuis des lustres. Il faudra du kérosène. Or comme l’essence, le JET fait défaut. Donc…panne sèche également dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire malgré des dehors de normalité -gratuité.
Last but not least, plus qu’en panne sèche, le panier de la ménagère est sur des crics ! Proverbialement en panne sèche, le Congolais lambda est sous les rouleaux compresseurs de la flambée des prix, du yoyo du franc congolais face à leurs majestés les rois dollar et euro, du » demi-terrain » …. La totale de ce cycle infernal est cette rentrée scolaire dont la gratuité apparait comme un cache-misère. José NAWEJ