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Elections 2023: les FSP de John Omombo prônent un « dialogue électoral constructif »
John Omombo, président du parti politique « Les forces socialistes progressistes » (FSP), est préoccupé par les questions électorales. Mieux, celles-ci lui inspirent une certaine crainte. Aussi, pour garantir une bonne tenue des scrutins en 2023, le leader de FSP suggère-t-il au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, de convoquer un « dialogue électoral constructif« . John Omombo a fait ce plaidoyer hier mercredi 24 août au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.
« Nous suggérons humblement au Président de la république, Chef de l’Etat, symbole de l’unité nationale, d’user de ses prérogatives constitutionnelles pour convoquer un cadre d’échange sur le processus électoral que nous avons dénommé Dialogue électoral constructif, (DEC). Ledit dialogue est proposé comme une médication nécessaire, appropriée et urgente pour tenter de placer le processus électoral sur la voie qui lui éviterait de péricliter dans l’anomalie et l’apathie« , a indiqué John Omombo.
« Les gens nous regardent et nous observent. Si la situation sécuritaire demeure une préoccupation majeure, la question électorale vient renforcer les inquiétudes au plus haut point, tant elle fait face à des contraintes qui sont de nature à briser son élan. Le 16 juillet 2022, nous avons participé au cadre de concertation organisé par la Commission Electorale Nationale Indépendante avec les Partis et Regroupements politiques. A la suite de cette activité, nous avons adressé une correspondance au Président de cette institution, reprenant des griefs substantiels qui fâchent la Constitution et la Loi électorale« , a fait savoir John Omombo.
Le leader de Les Forces Socialistes Progressistes explique que son offre politique permettra d’asseoir les conditions nécessaires à une bonne tenue des élections dans les délais impartis par la loi et éviter ainsi au pays des contestations violentes.
Pour John Omombo, la CENI n’organise pas les élections comme un simple rituel de légitimation de la vie publique. « Le processus électoral est fondamental pour la démocratie« .
Expliquant le sens de son appel à un dialogue électoral constructif, le leader de FSP s’inquiète en fait de certaines anormalités constatées dans l’arsenal juridique, lié à l’organisation des élections. Il note, entre autres, que l’article 24 bis de la Loi organique n°10/013 du 28 juillet 2010, portant organisation et fonctionnement de la Commission Électorale Nationale Indépendante telle que modifiée à ce jour remet en cause le caractère laïc de l’État congolais, lorsqu’il attribue l’exclusivité de la désignation du président de la CENI aux seules confessions religieuses.
Ce n’est pas tout. John Omombo rappelle que l’actuelle Loi électorale dispose en son article 47 bis que « la cartographie électorale est définie en tenant compte des distances des électeurs par rapport aux lieux de bureaux de vote, les obstacles de distances à parcourir et de la stabilité des lieux des bureaux de vote. La CENI publie, au plus tard 30 jours avant le début de la campagne, la cartographie de bureaux de vote tenant compte du nombre des inscrits« .
Il se constate cependant que « l’opération de la cartographie des bureaux de vote, qui devrait intervenir après celle d’identification et enrôlement des électeurs, se fait en violation flagrante des dispositions de la loi électorale précitée« , fait-il savoir.
Lors de ce face-à-face avec les hommes des médias, le leader de FSP a insisté sur le consensus et la confiance, deux éléments fondamentaux, d’après lui pour bâtir une gouvernance électorale qui garantit des élections participatives, inclusives, crédibles et apaisées. Il constate que jusqu’ici, « ces leviers se trouvent amplement tordus notamment à cause du processus non consensuel de la définition du cadre juridique et la procédure exclusive portant sur la désignation des membres de la CENI« .
Pour toutes ces raisons, John Omombo et les FSP exigent « l’annulation immédiate et sans condition de l’opération de la cartographie des bureaux de vote dont la validation est précipitée par la CENI« .
Pour ce qui est de l’absence du consensus et de confiance, le parti politique FSP compte mener des actions de plaidoyer et lobbying auprès de l’Organe de gestion des élections et des parties prenantes en vue de rechercher le consensus et rétablir la confiance. Didier KEBONGO