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92 années de vie, 92 années de souvenirs, et un…
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Le mouvement politico-militaire de Joseph Kabila lie directement la survie des accords négociés au Qatar au maintien de la Constitution actuelle. Face à James Swan, chef de la Monusco, Bertrand…
EAC-SADC : Une mobilisation diplomatique pour la paix en RDC
Dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire persistante dans l'est de la République démocratique du Congo, un sommet conjoint de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) s'est ouvert ce samedi à Dar es-Salaam, en Tanzanie. Cette rencontre de haut niveau vise à apporter une réponse coordonnée aux tensions qui secouent notamment la ville de Goma, épicentre des affrontements dans la province du Nord-Kivu.
Le Président congolais Félix Tshisekedi, bien que physiquement absent, prend part aux discussions par visioconférence depuis Kinshasa, tandis que la Première ministre Judith Suminwa Tuluka représente la RDC sur place.
Dans son allocution d'ouverture, la Présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a exhorté ses pairs à transcender les intérêts individuels pour œuvrer en faveur d'une solution durable au conflit congolais.
"L'histoire nous jugera sévèrement si nous restons immobiles et regardons la situation s'aggraver jour après jour", a-t-elle averti, plaidant pour une solution africaine aux problèmes africains.
Le Président kényan William Ruto, actuel président de l'EAC, a quant à lui souligné la gravité de la situation, insistant sur ses répercussions internationales.
"Ce sommet doit jeter les bases d'un avenir meilleur", a-t-il déclaré, appelant le Mouvement du 23 mars (M23) à cesser ses avancées et les forces congolaises à éviter toute escalade. Il a insisté sur l'urgence d'un cessez-le-feu immédiat, condition sine qua non à l'ouverture d'un dialogue constructif.
Un plaidoyer pour la solidarité africaine
Prenant la parole à son tour, le Président zimbabwéen et dirigeant actuel de la SADC, Emmerson Mnangagwa, a rappelé l'unité dont avaient fait preuve les dirigeants africains dans leur lutte contre la colonisation.
"Je vous demande d'aborder ce sujet avec honnêteté, ouverture d'esprit et flexibilité", a-t-il insisté, appelant à une solidarité sans faille.
Le Président ougandais Yoweri Museveni, de son côté, a réitéré son attachement au dialogue direct entre le Président Tshisekedi et les groupes rebelles, estimant que ce sommet constitue le cadre le plus approprié pour mener ces discussions.
Les attentes de la RDC
Kinshasa attend de ces assises des décisions fermes et des actions concrètes, notamment :
La condamnation officielle du Rwanda pour son implication présumée dans l'instabilité à Goma ;
Le retrait immédiat des forces rwandaises des localités congolaises ;
La réouverture de l'aéroport de Goma, facilitant ainsi l'acheminement de l'aide humanitaire ;
La restitution de la ville de Goma aux autorités congolaises.
Alors que les discussions se poursuivent à huis clos, l'issue de ce sommet pourrait être déterminante pour l'avenir du processus de pacification en RDC. Jérémie ASOKO