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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Du pétrole partout, mais pas pour tous
Très bonne nouvelle ! Bientôt du pétrole à gogo ! Des milliards de pétrodollars en perspective ! La RDC, pays de Cocagne ! Foi de » notre Fatshi national » ! Ca fait autant saliver que rêver. Enfin, voilà un espace ténu de raison d’espérer, telle une oasis dans un désert d’espérance. De quoi entonner en chœur ce que les Congolais, religiosité chevillée au corps-et à l’esprit ?-récitent par cœur : Alléluia ! Légitime après tout.
Bémol à ce cocorico, version tropicale : avant cette chronique naissante de la manne pétrolière, le Congo-Kinshasa avait déjà été baptisé » scandale géologique » par le Belge Jules Cornet. Depuis, que de booms miniers ! Le règne du binôme cobalt-cuivre ; l’apothéose du diamant, l’âge d’or de l’or ; le retour revanchard du cobalt couplé avec la sortie de terre du coltan…à l’heure et à l’ère de la transition énergétique et des carrés miniers.
Comme si c’était par prémonition, le mot » scandale » utilisé naguère par le célèbre géologue belge allait se décliner dans tous les sens. Au point de scandaliser la terre entière de voir un pays au sous-sol et au sol ultra-riche être continuellement habité par un peuple scandaleusement pauvre et dont les dirigeants-tous régimes confondus- s’enrichissent tout aussi scandaleusement à la vitesse grand V ! La boucle scandale est bouclée.
Fort des proverbes » qui a bu boira » et de la citation du poète anglais George Herbert » qui vole un œuf, volera un bœuf« , pas sûr que la malédiction des ressources naturelles qui colle à la peau de la RDC s’estompe comme par miracle avec l’exploration et surtout l’exploitation à venir des blocs pétroliers et gaziers. Créer de la richesse est une chose, en assurer une gestion orthodoxe doublé d’une justice distributive en est une.
En clair, la manne pétrolière peut tomber à la manière d’une averse, d’une ondée, d’une giboulée et même d’un déluge ; pas sûr cependant que les Congolais d’en bas soient arrosés. L’expérience en cours du boom minier dans le Lualaba et le Haut-Katanga renseigne que les populations locales inhalent la poussière des carrés miniers là où une infime minorité de la caste dirigeante et leurs dépendants se partagent des commissions et des rétro-commissions quand ils n’ont pas eux-mêmes acquis des titres de » propriétaires » ! Dans le pré-déballage en lien avec l’affaire Kabund, des Congolais ont appris des accusations en rapport avec des » carrés miniers « .
Moralité bassement triviale : exploiter des blocs pétroliers et/ou gaziers c’est bien, en redistribuer équitablement les revenus c’est mieux. Sinon, le Belge Jules Cornet aurait raison ad vitam aeternam. Ce qui serait scandaleux de demeurer » un scandale géologique « . L’odeur du pétrole en plus. José NAWEJ