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Des notables lega sont formels : « Le départ de la Monusco est voulu par tous les Congolais »
« Le départ de la Monusco est voulu par tous les peuples congolais, au regard du bilan nul de cette mission onusienne. Il est donc hors de question de chercher de bouc émissaire ». C’est ce qu’ont déclaré des délégués de la communauté lega au terme de l’audience que leur a accordée le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo hier jeudi 4 août.
Conduits par le député national Charly Wenga, des notables Lega ont longuement échangé avec le speaker de la chambre haute du Parlement sur l’insécurité persistante dans la partie Est de la RDC de manière générale, particulièrement dans le Grand Kivu.
Pour cette délégation, la Monusco n’a plus de raison de demeurer sur le territoire national congolais. Sa présence en RDC ne se justifie plus. Les tueries à répétition enregistrées chaque jour à l’Est de la RDC et l’occupation de la cité de Bunagana par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda en constituent les preuves les plus éloquentes.
Des notables lega ont profité de cette occasion pour témoigner de leur soutien à Modeste Bahati. Le président du Sénat est, en effet, indéxé par certaines personnes malintentionnées qui l’accusent d’avoir appelé la population de Goma et de Bukavu à manifester pour le départ de la Monusco.
Halte à l’intox, ont-ils protesté. Le professeur Modeste Bahati Lukwebo n’est pas l’instigateur de la colère exprimée par la population.
ras-le-bol
C’est plutôt un ras-le-bol de ces populations contre cette présence Onusienne infructueuse, qui visiblement n’apporte pas grand-chose quant à l’amélioration de la situation sécuritaire dans la partie Est du pays. Le peuple, qui n’en peut plus avec le cycle de violence, s’est pris en charge.
« Le peuple Lega a choisi ce jour pour venir présenter ses civilités et apporter le message de soutien au président du Sénat qui, en ce moment précis, est quelque peu dérangé par la presse internationale et par certaines institutions internationales. Nous, en tant que peuple du Kivu, peuple du Congo, avons apporté notre appui à notre sénateur qui représente le peuple du Kivu dans ce Parlement. Il ne faudra pas que l’opinion soit induite en erreur. Il ne faut pas chercher le bouc émissaire. Les causes pour lesquelles le peuple s’est soulevé contre la présence de la Monusco sont connues« , a déclaré le député national Charly Wenga.
Pour cet élu du Kivu, l’heure est à l’évaluation en vue du retrait définitif et dans un bref délai de la mission onusienne du territoire national congolais. Il a affirmé que le bilan de la Monusco est nul à ce jour.
« Cela fait plus de vingt ans que la Monusco est présente en République démocratique du Congo. Quel est le bilan? Il est négatif. On ne peut pas denier au peuple congolais ses droits et liberté de manifester. C’est une violation des libertés du peuple congolais que de l’empêcher de manifester et de revendiquer ses droits. Le peuple, qui jouit pleinement de ses droits et libertés fondamentaux, s’est soulevé et a exprimé son ras le bol contre la présence de la Monusco en RDC. C’est l’opinion de tous les peuples congolais, qu’ils soient de l’Est, du Nord ou du Sud« , a-t-il conclu.
Les délégués de la communauté de Balega a, durant l’échange, fait part au président du Sénat du pillage systématique des minerais dans leurs territoires, notamment à Walikale, Munenga et Shabunda, par les sociétés qui n’ont ni titre ni qualité.
Ils sollicitent l’implication du président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, pour que l’État congolais puisse mettre définitivement fin à cette situation. Orly-Darel NGIAMBUKULU