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CSAC: A qui profite la confusion?
* D'ores et déjà, ça sent du" Ôte-toi de la que je m'y mette"
Ça vole à très basse altitude au Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC). Depuis quelques semaines, une fronde secoue l'ex-Haute autorité des médias (HAM).
Au coeur du malaise, la détermination de cinq Hauts Conseillers sur les quinze (actuellement quatorze) qui composent la plénière, à en découdre avec Christian Bosembe, président du CSAC.
A en croire les frondeurs, plusieurs griefs sont mis à charge du Président de cette institution d'appui à la démocratie. Le tout se résumant en la mauvaise gestion.
Dans les travées des bureaux du CSAC, place Royal à Gombe, on apprend que c'est au cours d'une plénière hier jeudi 17 avril, que les détracteurs du président du CSAC, devraient présenter leur motion de défiance. Hélas! Les textes légaux n'ont pas joué en leur faveur.
Suivant les dispositions combinées des articles 35 et 39 de la loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 ainsi que 18 et 50 du Règlement intérieur du Csac, la convocation d'une plénière est l'une des prérogatives du Président. En cas d'empêchement de ce dernier, cette responsabilité incombe au Vice-président. C'est sans équivoque et nul ne saurait prétexter ignorer les dispositions légales sus-référées.
Dès lors que le Président du CSAC, moins encore le Vice-président, n'a pas convoqué de séance plénière ce jeudi 17 avril, tout rassemblement sous quelque format, dans les installations de cette institution, n'aurait donc aucune pertinence. Voilà, qui a mis les autres dans tous leurs états. Car, aucune décision prise en dehors d'une plénière régulièrement convoquée et qui n'a pas atteint le quorum de siège de 10 membres, ne pourrait produire le moindre effet.
A QUI PROFITERAIT LA CRISE?
"La critique est aisée et l'art est difficile", jugeait Philippe Néricault, célèbre comédien dramaturge français. Que ce soit au CSAC ou dans n'importe quelle institution politique du pays, nul gestionnaire ne saurait donc prétendre faire l'unanimité. S'il est admis que les failles ne manquent pas dans la gestion d'une communauté, la sagesse conseille aux membres qui la composent de s'asseoir afin de corriger ce qui peut l'être.
Pour le cas CSAC, des indiscrétions du couloir attestent qu'au moment où certains membres de la plénière s'emploient à descendre Christian Bosembe, le Bureau continue à déployer les efforts pour que l'institution retrouve sa cohésion interne. Ce, conformément aux recommandations du Premier Vice-président de l'Assemblée nationale ainsi que celles du Conseiller Spécial en matière de sécurité du Chef de l'Etat.
On rappelle que ces deux hauts responsables ayant appris la situation qui prévaut au CSAC, avaient aussitôt invité les membres du bureau pour en savoir plus.
L'humanité, disait Karl Marx, ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre. Partant, la question est de savoir si les faits reprochés à Bosembe, au point de vouloir de son départ de la présidence du CSAC sont insolubles.
Ce qui retient par ailleurs, l'attention de plus d'un observateur qui suit le feuilleton CSAC, est le fait de retrouver parmi les mécontents, deux membres du Bureau. Inexplicable? A l'hypothèse que l'institution soit mal gérée, la responsabilité n'incomberait-elle pas à l'ensemble du Bureau? Sinon, que cache la volte-face des membres du Bureau qui ont fait le ponce Pilate, au point de rejoindre le camp de l'"opposition"?
Dans un contexte politique dominé par la situation sécuritaire dans l'Est, toute crise au sein d'une institution politique serait de trop. Donc, malvenue et pourrait même énerver, non sans raison, la plus haute sphère de l'appareil d'État. Qu'on ne s'y méprenne. Tout bien considéré, ça sent à mille lieues, du "Ôte-toi de là que je m'y mette".
BAL' A M'PUM-E- BISEY