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COP16 : les parties adoptent la stratégie de mobilisation des fonds de protection de la biodiversité
Les travaux de la Conférence des Nations unies sur la biodiversité, COP16, qui a été suspendue à Cali, en Colombie en 2024, ont repris vendredi 28 février dernier. Les gouvernements se sont mis d'accord sur la stratégie visant à lever les fonds nécessaires à la protection de la biodiversité et à la réalisation des objectifs d'action du Cadre mondial de la biodiversité Kunming-Montréal (KMGBF).
Selon le communiqué du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB), relatif à ces travaux, les parties à la Convention sur la diversité biologique ont élaborer des accords sur le financement de la biodiversité, sur la planification, le suivi, la notification et l'examen, ainsi que sur l'ensemble des indicateurs permettant de mesurer les progrès mondiaux et nationaux dans la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité, convenu à Montréal lors de la COP 15 en 2022.
" Les résultats de cette réunion montrent que le multilatéralisme fonctionne et qu'il est le véhicule pour construire les partenariats nécessaires pour protéger la biodiversité et nous faire avancer vers la paix avec la nature", a déclaré Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique.
Et de préciser. " Nous disposons désormais d'un mandat clair pour mettre en œuvre les articles 21 et 39. En le faisant et en mettant en œuvre les autres éléments de soutien à la mobilisation des ressources, le monde se donnera les moyens de combler le déficit de financement de la biodiversité".
Un large éventail d'instruments, de mécanisme et d'institutions
Après d'intenses négociations, les Parties à la Convention ont convenu d'une voie à suivre en termes de mobilisation des ressources en vue de combler le déficit de financement mondial de la biodiversité. Pour atteindre l'objectif de mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an d'ici à 2030, dont 20 milliards de dollars par an en flux internationaux d'ici à 2025, et atteindre 30 milliards de dollars d'ici 2030.
La COP a également adopté une stratégie de mobilisation des ressources qui identifie un large éventail d'instruments, de mécanismes et d'institutions qui pourraient être exploités pour mobiliser les fonds nécessaires à la mise en œuvre de l'ambitieux Cadre mondial de la biodiversité Kunming-Montréal.
Cela comprend les financements publics des gouvernements nationaux et infranationaux, les ressources privées et philanthropiques, les banques multilatérales de développement, les financements mixtes et d'autres approches novatrices.
Lors de cette COP16, les Parties ont convenu de la manière dont les indicateurs seraient mesurés et utilisés. Cela garantira que toutes les Parties suivent les progrès d'une manière qui peut être interprétée par la politique nationale. Elles ont également pris des décisions importantes sur la manière dont les progrès dans la mise en œuvre du KMGBF seront examinés à la COP17 dans le cadre du bilan mondial prévu.
Engagement des jeunes, des femmes, peuples autochtones…
Elles ont également déterminé la manière dont les engagements d'acteurs autres que les gouvernements nationaux peuvent être inclus dans le mécanisme PMRR - y compris les engagements des jeunes, des femmes, des peuples autochtones et des communautés locales, de la société civile, du secteur privé et des gouvernements infranationaux.
En outre, les Parties ont convenu de la manière dont elles rendront compte de leurs progrès nationaux, notamment en utilisant des indicateurs, pour atteindre les objectifs et les cibles du KMGBF. Les travaux de la COP 16 ont été finalisé avec l'accord sur les modalités de coopération et d'articulation de la Convention avec les parties prenantes, les accords multilatéraux sur l'environnement (AME) et d'autres organisations ; de discuter du PTP à la COP 17 ; et les conditions relatives à la nomination du Secrétaire exécutif.
Fyfy Solange TANGAMU