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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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CONVOQUEE POUR ATTEINTE AUX BONNES MŒURS : Rebo Tchulo prend en considération l'interpellation du CSAC
Convoquée hier jeudi 8 mai par le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, de son vrai nom Déborah Tshimpaka Mulanga, a comparu comme demandé devant le Secrétariat d'instruction du Conseil à Kinshasa. Cette audition fait suite à un extrait viral de l'une de ses chansons, considéré par l'institution comme attentatoire aux bonnes mœurs, suscitant une vive attention du public et des autorités.
Quelques heures après son passage devant le Secrétariat d'instruction du CSAC, sise à l'immeuble Likasi, Rebo s'est exprimée via ses réseaux sociaux. La chanteuse a tenu à réaffirmer sa conscience artistique et culturelle.
"En tant qu'artiste congolaise, je suis consciente de la responsabilité que j'ai envers mon public, en particulier envers les jeunes et les femmes qui me suivent. Mon art est une manière de m'exprimer, parfois avec passion et énergie, mais toujours dans le respect strict de notre culture et de nos traditions", s'est-elle défendue.
Loin d'éluder la polémique, la chanteuse assume, tout en prenant acte de l'interpellation du CSAC. "Je prends en considération l'interpellation du CSAC, et je m'engage à continuer mon travail artistique avec encore plus de conscience, de respect et d'engagement positif. Merci à tous ceux qui continuent de me soutenir. Vos retours me font grandir".
Le Conseil, de son côté, reproche à Rebo la diffusion de contenus attentatoires aux bonnes mœurs, en s'appuyant sur les dispositions de la Loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 et de l'Ordonnance-Loi n°023/009 du 13 mars 2023, qui encadrent strictement la liberté de la presse et de communication en RDC. Une procédure qui, au-delà de son aspect disciplinaire, semble désormais ouvrir la voie à un dialogue plus large sur la responsabilité des créateurs de contenus dans l'espace public.
Ézéchiel Monteirious Monteiro