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Colette Tshomba et Nicole Dimbambu partagent l’expérience congolaise du leadership féminin

Les travaux de 49èmes assises de Benguerir ont demarré hier mardi 26 juillet à l’Université Mohammed VI Polytechnique au Maroc. Pour les conférencières qui se sont relayées sur le poduim, les femmes sont compétentes et capables de surmonter des montagnes. Elles doivent exercer le pouvoir avec la force, les capacités et les bagages qu’elles possèdent et à côté de ceux qui les entourent. Les intervenantes ont été unanimes sur le fait que le pouvoir doit se mériter et non être offert comme un cadeau sur un plateau d’or.
Ces leçons ont été tirées des tables rondes animées par des femmes leaders des médias et politiques de renom qui ont partagé leurs expériences autour du leadership féminin.
Parmi les femmes qui sont montées sur le podium figurent notamment Colette Tshomba, députée Rd-congolaise, Christiane Taubira, femme politique et ancienne garde des sceaux en France, et Nicole Dimbambu, PCA de l’Agence congolaise de presse.
« les médias ont forgé mon leadership »
Sur le poduim, Colette Tshomba a reconnu que les médias ont contribué à renforcer son leadership comme femme. La députée congolaise est consciente que le leadership en appelle aussi à d’autres fonctions.
Mais c’est question d’avoir beaucoup de courage et de détermination. Cette ancienne journaliste déplore le fait que très peu des femmes n’ont pas le courage de s’approcher des médias pour faire savoir ce qu’elles font. C’est ainsi qu’elle exhorte les médias à aller aussi vers ces femmes. Mais elle insiste sur les fait que les femmes devraient recourt aux médias. Car, c’est à travers ce canal qu’elle a su se forger un chemin et asseoir son leadership en tant que ministre des Congolais de l’étranger, un ministère qui avait été nouvellement créé. Elle a su donner un contenu à ce ministère grâce ses recherches et ses contacts avec certains milieux des médias même à l’extérieur du pays.
Colette Tshomba a, dès lors, invité les professionnels des médias à conscientiser les femmes en leur facilitant l’accès afin de leur permettre de se libérer.
« Les femmes doivent se libérer du syndrome de l’imposture »
Femme politique, Christiane Taubira pense qu’il y a un handicap qui pèse très lourd dans la promotion des femmes. « C’est le syndrome de l’imposture. Elle consiste, pour les femmes, à se sous-estimer sous prétexte qu’elles ne sont pas compétentes ou capables d’assumer telle ou telle autre responsabilité ».
Tout en saluant la présence d’une femme à la tête de l’UPF, l’ancienne Garde des Sceaux s’interroge si cette présence va résoudre les problèmes de leadership des femmes dans les médias. A cette question, elle répond par une négative. Elle y ajoute quand même un bémol : « Il y’aura tout de même des femmes, mais pas mécaniquement. A chaque femme d’être hyper puissante.
Christiane Taubira est d’avis que les jeunes filles ne sont pas inférieures. Elles ont la capacité de cheffe. Mais, c’est à elle de définir, voire s’il faut casser les mécanismes qui les empêchent d’être cheffes. Elles doivent s’interroger sur ce qu’elles sont capables de faire.
« Nous ne sommes pas compétentes sur un même domaine », rassure-elle. C’est ainsi qu’elle demande aux femmes de prendre le pouvoir dans leurs milieux respectifs, d’autant que le système référentiel africain n’est pas le même qu’au départ quand les sociétés ont été construites.
« Lorsqu’ on est femme au pouvoir, on l’exerce tel qu’on est, avec les bagages qu’on détient. J’ai un tout petit corps, mais quand j’exerce le pouvoir je l’arrondis. Si vous n’êtes pas prêtes à exercer le pouvoir, rentrez chez vous et faites l’avc », a-t-elle lâché
Engagement des femmes reporters sportifs marocaines
La fondatrice de Mediadam Presse au Maroc, Myriam Ezzakhrajy, a également mis l’accent sur l’engagement, la persévérance, le combat des stéréotypes qui sont déterminants pour surmonter des obstacles.
Elle a loué la bravoure des reporters femmes sportifs du Maroc qui ont donné les meilleurs d’elles-mêmes pendant la coupe du monde féminine à travers leur reportage.
Leur travail a donné du tonus à la qualification des femmes et à se faire une bonne image de ces joueuses dans l’opinion publique. «Il faut y croire et prendre sa place», a noté cette journaliste marocaine.
Nicole Dimbambu : un modèle de leadership féminin dans les médias
Intervenant, pour sa part, à la table ronde sur le leadership dans les entreprises de presse, la présidente du Conseil d’administration de l’ACP, Nicole Dimbambu, a laissé entendre que les médias jouent un grand rôle dans le renforcement du leadership féminin.
Nicole Dimbambu reconnait que le chemin parcouru par la femme congolaise, en passant par l’époque de la politique d’émancipation de la femme dans les années 60 jusqu’à l’étape actuelle, témoigne d’un parcours de combattant pour la promotion du genre. Elle a soutenu que des médias présentent des avancées significatives pour le repositionnement de la femme face aux urgences du développement.
« Il est loin le temps où les femmes congolaises ne se retrouvaient que pour parler mode, élégance, ou ristourne. Aujourd’hui, les femmes créent et dirigent de petites et moyennes entreprises privées. Elles deviennent même pourvoyeuses d’emplois et de revenus. D’autres, par contre, gèrent des entreprises publiques », a-t-elle déclaré.
Nicole Dimbambu est elle-même un modèle. En tant que femme journaliste, elle déclare avoir eu à mener des actions à impact visible en y engageant toute son intelligence, son esprit d’initiative et le sens d’organisation.
En tant que DGA et par la suite DG ai de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), elle a fait montre de sa capacité à diriger plus de 3.000 personnes et à mettre sur pied autant de stratégies pour la bonne marche de ce média d’Etat.
Aujourd’hui présidente du Conseil d’administration à l’Agence Congolaise de Presse (ACP), elle contribue à la modernisation et à la restructuration de cet établissement public, première source officielle d’information de la RDC, en terme notamment de conception, d’orientation, de contrôle et de décision.
Après des différentes interventions et débats, les assises de Benguerir se clôturent ce mercredi 27 juillet.
Dina BUHAKE Depuis Benguerir, au Maroc