Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
A chacun de répondre…
Un zeste de jurisprudence à l’aune des sujets que charrie l’actualité. 12 civils morts, côté congolais, dans les manifestations contre la MONUSCO à Goma et Butembo. Question : s’agirait-il d’un usage disproportionné de la force ?
Sans souscrire à la très malsaine hiérarchie victimaire, il y a quand même lieu d’observer que sous la présidence Kabila pour moins que ce bilan particulièrement lourd, le concept couperet voire coupe-gorge était sorti : » usage disproportionné de la force « . Et, principe de causalité oblige, il s’en suivait des » sanctions ciblées » contre les auteurs réels ou putatifs de la répression. Serions-nous dans ce cas de figure qui appellerait- de la part de puissances occidentales – des fatwas contre les auteurs intellectuels de ces tueries ?
Hier, le PPRD a fait état de « l’enlèvement » en pleine rue d’un de ses cadres par des agents du renseignement. Le PPRD est ce parti phare de la majorité parlementaire jeté contre son gré dans l’opposition par la magie de la politique à la congolaise. Il serait reproché au secrétaire national du parti de l’ancien président Kabila ses différentes prises de position anti-pouvoir sur les plateaux de télévision.
Il circule depuis hier sur les réseaux sociaux un mandat de comparution du Parquet général près la Cour de cassation à l’encontre du député Jean-Marc Kabund. Compte-tenu des griefs retenus à la charge de celui qui faisait la pluie et le beau temps au sein de la Fatshisphère, pas besoin d’être grand clerc pour deviner la suite et même l’épilogue de l’épopée du « maître-nageur » devenu selon certains » maître chanteur « .
Suite au précédent, serait-il opportun ou importun de parler du rétrécissement de l’espace des libertés et/ou du raidissement du Régime ? Autrefois, il n’en a pas fallu plus pour crier haro sur le baudet.
Sous réserve de suites de ces différentes séquences, un sentiment tout de même. Celui du déjà vu pour les Congolais.
Alors, l’histoire, un perpétuel recommencement ? Le pouvoir change-t-il les hommes qui, dans l’opposition, juraient leurs grands dieux qu’ils géreraient autrement notamment sur le front des arrestations ? A-t-on juste changé de chauffeur alors que le véhicule reste le même pour reprendre la boutade de feu Mungul Diaka ? Des questions …A chacun d’y répondre. José NAWEJ