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À cause des constructions anarchiques : L’aérodrome de Kikwit sous menace de fermeture
La spoliation des biens publics de l’Etat par des inciviques qui se conduisent comme dans un territoire conquis, a atteint des proportions inquiétantes. Si le gouvernement ne prend pas des mesures drastiques pour mettre fin à cette pratique maffieuse, le patrimoine public de l’ État risque d’être réduit à sa plus simple expression.
Aujourd’hui, notre alerte concerne les terrains de la Régie des voies aériennes (RVA) qui sont de plus en plus l’objet de spoliation à travers tout le territoire national. Tel est le cas de l’ aérodrome de Kikwit, ancien chef-lieu de la province du Kwilu, pris en étau par plusieurs constructions anarchiques.
Même la zone aéroportuaire est menacée, mettant en péril tant les aéronefs que les riverains de cet aérodrome. Au rythme où avancent ces constructions, elles risquent d’atteindre la piste d’ atterrissage avec comme conséquence, la fermeture de cet aérodrome.
C’est ce qui a poussé le commandant intérimaire. de cette infrastructure, Michel Esungu, à lancer un cri de détresse. « À ce jour, nos installations aéroportuaires sont spoliées par des constructions anarchiques qui continuent à les envahir, en dépit de notre alerte auprès des autorités de la ville« .
«Construites en violation des normes urbanistiques, ces maisons représentent une menace sérieuse pour l’aérodrome, à cause des eaux pluviales qu’elles déversent, qui provoquent l’apparition de têtes d’érosion sur la piste d’atterrissage, accentuant ainsi son délabrement», fustige Michel Esungu.
En plus, les antennes de communication fixées sur ces habitations et les vibrations des groupes électrogènes perturbent dangereusement les communications entre l’aérodrome et les avions en atterrissage.
Par ailleurs, il sied de rappeler l’importance stratégique de cette infrastructure aéroportuaire qui a été construite en 1953 pour servir de piste de dégagement pour les avions en détresse en cas de mauvais temps à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa.
Long de 1.570 mètres et 45 mètres de large, il répond effectivement à ce critère Il devrait même être élargi jusqu’à 2.200 mètres. En somme, l’extension prévue et la survie même de l’aérodrome dépendent de la résolution de cette crise d’urbanisme qui compromet la sécurisation des vols et plus encore la sécurité publique.
C’est pourquoi, les autorités de la ville de Kikwit sont invitées à s’impliquer d’une manière ou d’une autre pour la fin de ce conflit, même s’il faut recourir à la force du gouvernement central. Ce mal prenant des proportions inquiétantes,, il convient d’y mettre définitivement fin en prenant des mesures contraignantes.
Néanmoins, depuis la réhabilitation de la route Kinshasa-Kikwit grâce en partie à l’appui de l’Union européenne, et de la présence des bus depuis la SOTRAZ et actuellement la TRANSCO, le trafic aérien a subi un coup de massue, Mais ce n’est pas un motif de faire disparaître cet aérodrome.
Muke MUKE