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Avec l’appui du Kenya, du Ghana et de Jacob Zuma à son projet d’autonomie pour le Sahara, le Maroc obtient une victoire majeure qui isole le Polisario en Afrique, analyse l’ISS
L’ISS rappelle que le Maroc «a marqué un point majeur lorsque le Kenya et le Ghana ont récemment annoncé leur soutien à son plan d’autonomie». L’institut souligne que ce ralliement de deux puissances régionales africaines «témoigne d’un mouvement plus large, le nombre d’États favorables au projet marocain atteignant désormais environ vingt-trois, principalement en Afrique de l’Ouest, contre dix-huit pays – surtout en Afrique australe – qui continuent de soutenir les séparatistes».
Le Maroc a obtenu un soutien diplomatique notable avec l’annonce, par le Kenya et le Ghana, de leur appui au projet d’autonomie proposé par Rabat pour le Sahara. L’Institut d’études de sécurité (ISS), organisme panafricain basé à Pretoria, souligne que cette évolution modifie sensiblement les équilibres africains autour de ce dossier.
Nairobi et Accra basculent vers Rabat
Dans une analyse parue cette semaine, l’ISS relève que ces deux États, longtemps considérés comme favorables au droit à l’autodétermination dans ce dossier, ont exprimé leur soutien au plan marocain dans des déclarations conjointes avec Rabat. L’institut écrit que «le basculement du Kenya et du Ghana en faveur de l’autonomie proposée par le Maroc constitue un signal politique majeur et confirme l’attrait croissant de cette solution auprès des capitales africaines influentes».
Une diplomatie marocaine patiente et méthodique
Depuis son retour à l’Union africaine en 2017, le Maroc «a multiplié les démarches bilatérales, en privilégiant des relations de confiance et en s’appuyant sur des partenariats économiques et culturels pour rallier progressivement de nouveaux soutiens», observe l’ISS. L’organisme estime que ce patient travail de persuasion «modifie peu à peu la carte des alliances sur ce dossier».
L’ISS rappelle que le Maroc «a marqué un point majeur avec ces soutiens». L’institut souligne que ce ralliement de deux puissances régionales africaines «témoigne d’un mouvement plus large, le nombre d’États favorables au projet marocain atteignant désormais environ vingt-trois, principalement en Afrique de l’Ouest, contre dix-huit pays – surtout en Afrique australe – qui continuent de soutenir [les séparatistes]».
Depuis son retour à l’Union africaine en 2017, le Maroc, selon l’ISS, «a patiemment tissé des alliances qui ont modifié la configuration des alliés». L’institut précise que l’organisation continentale a, depuis quelques années, «largement laissé la question du Sahara occidental aux Nations unies, ce qui a représenté un gain stratégique pour Rabat, convaincu que les efforts de l’Union africaine étaient biaisés».
Zuma reçu à Rabat, Pretoria embarrassée, le référendum marginalisé
La visite récente de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma à Rabat illustre, selon l’ISS, cette recomposition. L’institut rappelle que Zuma, désormais chef du parti uMkhonto weSizwe (MK), a publiquement appuyé le projet marocain lors de son entretien avec le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita. «Le traitement réservé à Zuma par les autorités marocaines équivalait presque à celui dû à un chef de la diplomatie, ce qui a suscité des remous à Pretoria», écrit l’ISS, précisant que cette réception visait à «montrer l’ouverture du Maroc à des interlocuteurs issus même des milieux historiquement hostiles à sa position».
L’ISS constate que «le débat sur le référendum, jadis central dans les discussions au sein de l’Union africaine, s’est largement estompé». Selon l’institut, «le Maroc parvient à imposer l’idée que l’autonomie représente la seule issue réaliste tandis que l’option de l’indépendance s’éloigne». Il ajoute que, malgré l’opposition persistante de l’Algérie et de l’Afrique du Sud, «le nombre d’États africains se prononçant pour l’autonomie dépasse désormais celui des partisans de la [RASD]».