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Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Au secours, Dr Mukwege !
Allô Dr Mukwege ? Cette fois-ci, ce n’est pas l’une d’innombrables victimes de viols et violences sexuelles – arme de guerre à l’Est du pays- qui sollicite l’aide du réparateur des femmes. C’est un groupe de diplômés ou surdiplômés qui demande l’intervention du célèbre gynécologue de Panzi pour sauver la…RDC.
Denis Mukwege au chevet du Congo. Pourtant bien à propos, la métaphore et la métonymie paraissent pour le coup empruntées. Tant, la RDC a tout d’un malade. Grabataire même par certains aspects.
La énième agression signée par le même Kagamé avec la bénédiction de mêmes sponsors illustre bien l’état du pays. La controverse- c’est un euphémisme- autour de la Justice demande au minimum que l’on s’interroge sur le principe actif dans la potion » Etat de droit » vendue à coup et à coût de publicité depuis 2019 par Dr Fatshi. La création à la vitesse grand V d’une nouvelle classe de » riches » sans capital connu en lieu et place de la classe moyenne promise renseigne sur le fait que pays n’est pas guéri de la maladie appelée « enrichissement sans cause …objective « . La gratuité de l’enseignement sans enrichissement ni de l’enseignement encore moins de l’enseignant est la preuve que l’école publique n’a pas quitté la salle de réanimation, faute d’être justement véritablement réanimée. Pas plus que l’hôpital n’est sorti du coma profond dans lequel il se trouve depuis des années.
Pas donc besoin d’être toubib pour constater que le pays va mal. Des légers mieux cosmétiques ou à la marge mis à part, l’ordinaire du Congolais n’a pas changé. Les mêmes maux structurels et conjoncturels persistent.
Que faire ? Changer de médecin ? Sans hésitation, répond le groupe d’universitaires qui lance un appel à Denis Mukwege. Mission : réparer un pays » blessé, violenté, violé … » par ses enfants, ses voisins et leurs mentors dont certains sont à la fois pyromanes et sapeurs – pompiers. Partenaires de la RDC le jour et sangsues la nuit. Un double jeu que ceux des Congolais naïfs formatés par l’angélisme ambiant ont cru seulement découvrir lors du vote à l’ONU sur l’embargo sur les armes à destination de la RDC.
Pas donc facile à priori pour le Prix Nobel de demeurer lui-même dans ce faisceau d’intérêts obscurs où à la nuit tombée tous les chats deviennent gris. Et surtout de proposer une thérapie appropriée pour réparer tant de blessures sur un malade dont l’état arrange tout le monde, sauf les Congolais d’en bas. José NAWEJ