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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Au chevet de l’état de siège…
Question à mille doses de vaccin anti-covid 19 : que fait un patient grabataire s’il réalise que son médecin traitant est… mal en point. Plus malade même que le malade qu’il devait soigner.
Attendre que le toubib se rétablisse ? Sans savoir combien de temps cela prendra. Sans surtout préjuger de la tournure que prendront les soins. Issue heureuse si le médecin devenu patient se remet de son mal. Issue malheureuse au cas où la situation se dégraderait au point que le pronostic vital arriverait à être engagé.
L’alternative à la première option serait de changer de médecin. Avec l’espoir que ce dernier demeure en capacité de s’occuper du malade sans connaître la fortune du premier. Avec surtout l’espoir qu’au terme de la thérapie, la guérison soit au rendez-vous.
Un tantinet caricatural ? Assurément. Toujours est-il que l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri est comparable à ce médecin soignant qui tombe malade et au chevet duquel tout le monde accourt. Un drame dans le drame.
En mission d’évaluation de l’état de siège, le Premier ministre s’est mis à l’écoute des officiels, des humanitaires, des représentants des forces vives …Qui le lui reprocherait ? Objectif : sauver l’état de siège qui, près d’un an après son instauration, n’a pas aidé à sécuriser et encore moins à stabiliser les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Pas besoin d’être un crack en géopolitique des conflits ni de porter des lunettes à infrarouges pour voir que le régime d’exception en cours dans les deux provinces de l’Est n’a pas produit les résultats escomptés.
Les tueries n’ont pas cessé. Les populations de différentes zones rouges du Grand nord et de l’Ituri n’en ont pas fini avec des comptabilités macabres. Pis, l’insécurité urbaine -le cas de Goma- se permet quelques pieds de nez aux autorités militaires.
Que faire ? Changer de paradigme sécuritaire ? Dans quel sens ? En tout cas, toutes les options devraient être considérées. Sauf une qui a cessé de l’être. A savoir le statu quo.
Il y a urgence par rapport au calvaire des populations et par rapport au retour à une vie normale dans ces deux provinces avec les élections générales à l’horizon. Vivement un remède de cheval ! José NAWEJ