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Arrestations arbitraires: un mauvais signal de Kinshasa à la communauté internationale
* Ces interpellations, en dehors de toutes procédures légales, risquent de brouiller le message de Félix Tshisekedi à Antony Blinken.
C’est ce mardi 9 août que le secrétaire d’Etat américain Antony J. Blinker arrive en RDC. Au nombre des sujets à traiter dans son agenda figure la problématique de la situation des droits de l’homme dans le pays. Et sur ce registre-là, la RDC connait actuellement un recul qui inquiète plus d’un observateur.
Tenez! De récentes enquêtes menées par des organisations de la société civile font état de 30 cas de personnes en situation de privation de la liberté de mouvement, sans droits de visite, d’assistance de conseil et d’être présentées devant l’autorité judiciaire compétente à l’expiration du délai de garde à vue. Un mauvais signal qui risque de brouiller le message de Kinshasa à Blinken, estiment nombre danalystes.
Ces actes de violation des droits fondamentaux sont documentés notamment par les ONG Association pour l’accès à la justice (ACAJ) et Justicia Asbl.
Dans un communiqué rendu public le week-end dernier, ces organisations de la société civile mettent cette saga d’arrestations et détentions arbitraires documentées à Kinshasa et dans les provinces du Haut Katanga (Lubumbashi), de Lualaba et du Haut-Lomami (Kamina) sur le dos de l’Agence nationale des renseignements (ANR).
Elles citent notamment le cas du journaliste Joseph Kazadi et celui de Jimmy Kitenge, secrétaire national en charge de communication et médias du parti politique cher à l’ancien président de la République Joseph Kabila, arrêtés pour leurs opinions.
AVANT KABILA EGAL APRÈS KABILA ?
Loin d’être l’exclusivité des organisations de la société civile, le constat de la détérioration progressive de la situation des droits de l’homme en RDC fait de plus plus l’objet des discussions des Congolais en présentiel comme sur les réseaux sociaux.
Des analystes s’accordent sur le fait que ces arrestations très souvent en dehors des procédures légales ne constituent pas un bon plaidoyer pour le Pouvoir en place.
Surtout que ce dernier est censé corriger les pratiques des régimes précédents. Les actes observés actuellement dans le chef des services de sécurité battent en brèche toutes les promesses faites par le président Félix-Antoine Tshisekedi concernant l’amélioration de la situation des droits de l’homme, particulièrement la fin des arrestations arbitraires.
On se souvient qu’en particulier, le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi avait déclaré urbi et orbi qu’il allait fermer tous les cachots de l’ANR et que le critiquer n’allait plus constituer un motif d’incarcération. A une année et quelques mois de la fin de son premier mandat, cette promesse qui a constitué l’un des éléments centraux de l’offre politique proposée lors de la présidentielle de 2018, n’a pas connu un début de matérialisation.
CHASSER LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP
Force est de constater que, comme chasser le naturel, il revient au galop, à Kinshasa et dans l’ex- Katanga, des arrestations dans le plus pur style d’hier deviennent de plus en plus nombreuses.
D’où la question qui taraude les esprits de ceux qui avaient pris le successeur de JKK au mot : Quid des engagements du Président sur le front des droits de l’homme et de sa traduction concrète que sont la liberté d’expression et de manifester?
Poser la question, c’est y répondre dit-on. Pas donc besoin d’être un crack en Sciences Po pour déduire que ces arrestations participent de la crispation de l’environnement politique en RDC. Pas bon signe à un peu plus d’un an des élections. Comment garantir des élections apaisées dans un contexte de tension sociopolitique ?
Au plan extérieur, ce retour des arrestations et détentions arbitraires brouille l’image que le Régime veut donner et de lui- même et du pays. Pas sûr de plaider pour l’assainissement de l’environnement général si en même temps, l’on assiste à un raidissement du Pouvoir.
AU PRÉSIDENT DE SE RESAISIR
Il appartient donc au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, de rectifier le tir en recadrant tous ses proches qui veulent se faire plus royalistes que le Roi. Le chef de l’Etat a l’avantage de disposer d’une jurisprudence de ses devanciers. A savoir que les « fatshistes purs et durs » seront les premiers demain à retourner leurs vestes dès que le vent aura tourné. Le Président le voit et le vit déjà avec les « fidèles » de son prédécesseur.
Ces éléments doivent donc lui servir d’enseignements afin de taire les ardeurs de certaines personnes relevant de sa famille politique qui peuvent se révéler contre contre-productives à la lisière des échéances électorales de 2023.
Il est donc grand temps que « Fasthi » dont le bilan n’est pas des plus reluisants sur le front social se resaisisse, au risque de voir sa cote de popularité s’éroder davantage. A bon entendeur, salut. DON. N