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Accompagner en justice et réparer les victimes Kamuina Nsapu : Un dialogue constructif entre le FONAREV et le gouverneur du Kasaï-Central
Dans un contexte où les victimes d’atrocités ont besoin d’un soutien financier, matériel, moral renforcé et d’une reconnaissance de leurs droits, le Fonds national de réparation des victimes (Fonarev) semble à la croisée des chemins, porté par une volonté manifeste d’accompagner en justice et de réparer les souffrances des victimes des violences survenues lors des tragiques événements de Kamuina Nsapu.
Le lundi 23 septembre, une délégation du Fonarev, conduite par son coordonnateur provincial, Myrhand Mulumba, a rencontré le gouverneur de la province, Joseph-Moïse Kambulu, pour discuter des mesures d’accompagnement et de réparation à mettre en place pour environ 200 victimes identifiées dans le territoire de Kazumba.
La réunion, qui s’est tenue dans un climat empreint de gravité mais aussi d’espoir, a permis de rappeler les événements tragiques qui ont secoué la région. Les atrocités commises lors des violences de Kamuina Nsapu ont laissé des séquelles profondes au sein des communautés, tant sur le plan physique que psychologique.
Les victimes, souvent abandonnées, ont exprimé leur désespoir face à l’insuffisance des recoupements entre les dispositifs d’assistance publique et leurs besoins impératifs de justice et de reconnaissance. L’intervention du Fonarev apparaît, dès lors, comme une lueur d’espoir.
Le FONAREV : Un acteur clé au service des victimes
Le Fonarev, institué pour revendiquer et réparer les préjudices subis par les victimes de violences et d’horreurs de guerre, a donc pris l’initiative de s’engager auprès de ces 200 victimes en quête de justice. Lors de cette rencontre, Myrhand Mulumba a affirmé que le Fonarev ne se contentera pas d’une assistance symbolique, mais aspirera à établir un véritable programme d’accompagnement juridique.
Cela inclut non seulement le soutien aux victimes dans le cadre de procédures judiciaires, mais également leur aide psychologique et sociale pour les guider vers une reconstruction de leur vie. Le Fonarev demeure donc un acteur clé au service des victimes.
Le coordonnateur provincial a également souligné la nécessité d’une coordination renforcée avec les instances judiciaires locales et nationales afin de garantir que les droits des victimes soient respectés, et que justice soit rendue de manière équitable et prompte.
Cette volonté d’action est d’autant plus pertinente dans le contexte de la République démocratique du Congo, où les défis de la justice transitionnelle et de la réparation sont considérables.
Le gouverneur Kambulu, Une GRANDE DISPONIBILITé
Le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu, pour sa part, a montré une grande disponibilité pour discuter des différentes options permettant de soutenir les victimes. Il a exprimé sa volonté d’accompagner personnellement les démarches du Fonarev et d’inviter les institutions gouvernementales à se mobiliser autour de ces victimes, trop longtemps laissées dans l’oubli.
M. Kambulu a également évoqué l’importance d’organiser des campagnes de sensibilisation pour informer la population des droits des victimes et des ressources disponibles pour aider ceux qui en ont besoin.
L’échange entre le Fonarev et la gouvernance provinciale a donc permis d’affirmer la nécessité d’une approche intégrée et interdisciplinaire pour résoudre cette crise humanitaire. Tous se sont accordés à reconnaître que la réparation des préjudices ne saura être complète sans une véritable reconnaissance des souffrances endurées et sans un engagement ferme des autorités à assurer la sécurité et le bien-être des citoyens.
Plan d’action rapide
Au terme de cette réunion, plusieurs pistes d’action ont été proposées, notamment la mise en place d’un réseau de soutien aux victimes, la facilitation d’un accès rapide aux services juridiques et psychologiques, ainsi que l’élaboration d’un chronogramme de suivi des procédures judiciaires concernant les cas des victimes de Kamuina Nsapu.
Le Fonarev s’engage à établir un plan d’action solide qui pourra être présenté aux autorités compétentes et aux partenaires internationaux en vue d’obtenir des ressources additionnelles pour mettre en œuvre ces initiatives.
Signalons que le dialogue entre le Fonarev et le Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu marque ainsi un tournant significatif dans le processus de réconciliation et de réparation des victimes d’atrocités à Kazumba. Cela témoigne d’une volonté politique solide et d’un engagement à long terme pour restaurer la dignité des victimes et favoriser un climat de paix et de justice au sein de la communauté.
L’omniprésence des blessures causées par les événements de Kamuina Nsapu demeure, mais le travail acharné effectué par des acteurs comme le Fonarev, en étroite collaboration avec les autorités locales, pourrait bien ouvrir la voie à une guérison collective. Les victimes méritent d’être non seulement entendues, mais également d’être soutenues dans leur quête de justice.
Ce partenariat entre le non seulement et le gouverneur représente, dans cette optique, une opportunité précieuse pour l’édification d’une société plus juste, plus solidaire et respectueuse des droits humains.
Félix MULUMBA KALEMBA