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56ème session du conseil des droits de l’homme : un appel contre les violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf
(Par Dr. Talal CHERKAOUI)
Les droits de l’homme en Afrique sont un sujet de préoccupation majeur pour de nombreuses organisations internationales et, à l’occasion de la 56ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, divers événements et dialogues tenus à Genève ont permis à des ONG et à des acteurs de la société civile de dénoncer les violations des droits humains, notamment dans les camps de Tindouf, mettant ainsi en lumière les abus persistants et appelant à une mobilisation internationale pour y remédier.
Violations des droits de l’homme en Afrique : Un cri d’alarme depuis Genève
Le 26 juin 2024, à Genève, lors de la 56ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, une coalition d’ONG et d’acteurs de la société civile des provinces du sud du Maroc a alerté la communauté internationale sur la situation alarmante des droits humains en Afrique, particulièrement dans les camps de Tindouf. Ces experts et défenseurs des droits de l’homme ont dénoncé des violations flagrantes et ont appelé à une action concertée pour y mettre fin.
Parmi les nombreuses voix qui se sont élevées lors de cet événement, le président du Centre international pour la prévention des enfants soldats, le Dr Abdelkader Filali, a souligné l’enrôlement d’enfants soldats par le Polisario dans les camps de Tindouf, qualifiant cette pratique d’inacceptable et de violation des droits fondamentaux des enfants. De son côté, Mme Gajmoula Boussif, membre de l’Observatoire du Sahara pour le développement économique et social, a insisté sur l’importance de promouvoir les droits des femmes en Afrique. Elle a mis en avant les progrès réalisés au Maroc, notamment dans ses provinces du sud, tout en dénonçant les violations perpétrées par le Polisario dans les camps de Tindouf.
Dans le cadre des discussions sur les droits des enfants et la préservation de leur identité culturelle, Mme Nour Bouhanana, de la Fondation Nouvelle Génération pour le Développement Humain, a critiqué les atteintes aux droits culturels et les abus sur les enfants dans le cadre du programme «Vacances en Paix». Elle a souligné que ces abus menacent l’identité et l’héritage des enfants des camps de Tindouf. M. Aboubekrine El Jera, représentant du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant de l’Union africaine, a dressé un tableau alarmant des violations des droits humains par le Polisario au Sahel et dans les camps de Tindouf.
Les participants à cette rencontre ont lancé un appel pressant à renforcer la coopération internationale pour lutter contre les violations des droits humains en Afrique. Ils ont insisté sur l’importance de mobiliser les acteurs locaux, nationaux et régionaux pour promouvoir et protéger les droits de tous les Africains, en particulier les groupes les plus vulnérables comme les femmes et les enfants. Ils ont également souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes de surveillance et de suivi efficaces pour assurer la transparence et la responsabilité des actions entreprises.
Traite humaine et exploitation : Un autre volet sombre des camps de Tindouf
Le 26 juin, lors du Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la traite humaine des femmes et des enfants, M. Zîne El Abdidine El Wali, représentant de l’ONG Réseau Africain pour le Développement, la Gouvernance et les Droits Humains (RADHEG), a exprimé sa profonde préoccupation concernant la prolifération de la traite humaine, notamment parmi les civils séquestrés dans les camps de Tindouf en l’absence de mécanismes juridictionnels ou de tribunaux.
M. El Wali a dénoncé l’esclavagisme persistant dans ces camps, où des personnes de peau foncée sont mises en vente dans la région sahelo-saharienne. Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables, subissant exploitation sexuelle, viol, embrigadement par des groupes terroristes et bandes criminelles, travaux forcés et trafic vers l’Europe.
Ainsi, lors du point consacré à la traite des femmes et des enfants, Abdelkader Filali, président du Centre pour la prévention de l’enrôlement des enfants soldats de Dakhla, a mis en lumière les préoccupations des ONG crédibles quant à la détérioration de la situation dans les camps de Tindouf. Il a notamment évoqué le cas de Faillah Mint Laaroussi, une petite fille séparée de ses parents et forcée par les milices du Polisario à vivre avec une famille adoptive en Espagne après la destruction de ses documents de voyage. Ce cas illustre le mépris flagrant de la dignité humaine et a plongé sa famille adoptive dans une profonde détresse. M. Filali a exhorté le gouvernement algérien à cesser ces abus flagrants sur son territoire en permettant l’accès à un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l’homme pour enquêter et documenter ces abus.
Conclusion
La situation des droits de l’homme en Afrique, particulièrement dans les camps de Tindouf, est préoccupante et nécessite une attention urgente de la communauté internationale. Les violations dénoncées par les intervenants lors des sessions de Genève appellent à une action concertée pour protéger les droits des personnes les plus vulnérables. La coopération internationale et la mise en place de mécanismes de surveillance efficaces sont essentielles pour mettre fin à ces abus et promouvoir un avenir respectueux des droits humains pour tous les Africains.