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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Vivement des projets structurants !
Des chantiers à l’échelle de tous les 145 territoires de la RDC ! Alléluia ! Longtemps, très longtemps, le jacobinisme hérité de la IIème République a fait croire que Kinshasa était la RDC. Nenni ! Le concept fort peu flatteur d’arrière-pays a fini par renvoyer à l’arrière-boutique dont la devanture était et est encore la capitale.
Conséquence, par instinct de survie, des grappes humaines vident l’intérieur du pays pour s’amasser à Kinshasa, à Lubumbashi et dans le nouvel eldorado qu’est Kolwezi. Sentant le cobalt à mille lieues, le chef-lieu du Lualaba telle une pompe aspirante attire même tout ce que -ou presque- Kinshasa compte comme officiels. Lesquels, tels des pèlerins, se relayent dans la ville sainte des miniers.
Trêve de digression. Pleins feux sur le coup d’envoi du projet ambitieux du Gouvernement de booster les 145 territoires synonyme du développement autocentré. Une décision de bon sens tant il est vrai que l’essor de ce pays-continent ne peut partir que de la base. Seulement voilà, le méga projet du pouvoir central gagnerait en cohérence, en efficacité s’il respectait le b.a.ba du développement endogène. Cette croisade développementaliste devrait se concevoir, non comme une implémentation d’une vision très kinoise, mais une démarche partagée entre le Gouvernement, les entités territoriales et les forces vives locales. » On ne développe pas, on se développe « , dixit le professeur Joseph Ki-Zerbo dans une de ses communications scientifiques sur le développement endogène.
Ce préalable implique, au plan institutionnel, que le régionalisme constitutionnel, consacré par et dans la Constitution en vigueur, soit effectivement appliqué. Il s’agira donc de susciter, au regard des réalités spécifiques de chaque territoire des projets structurants. Question d’éviter de retomber dans les travers des investissements de prestige ou des réalisations en trompe-l’œil, sans incidence réelle sur la vie des gens. Ces fameux éléphants blancs, véritable pompe à finances pour les abonnés aux commissions et aux rétro-commissions. En plus, 2023 approchant à grands pas des réalisations gadgets sont généralement tentant pour la comptabilité électoraliste. » Sisa bidimbu « , oblige.
Il faudra, en plus, arriver à corréler les différents projets de manière à créer la nécessaire dynamique d’une économie articulée, véritable socle de l’essor national et antidote à la…balkanisation par l’économie. Faute d’un cadre de développement articulé, des pans importants du territoire rd congolais dépendent, pour leur survie, essentiellement des pays voisins.
En un mot comme en cent…quarante- cinq, la croisade de Warriors réussira si elle s’émancipe de la simple logique électoraliste donc conjoncturelle et opportuniste pour s’inscrire dans une vision partagée d’offre de développement endogène et autocentré. José NAWEJ