Dernière minute
Société
L'accès au financement des initiatives culturelles portées par les femmes et leur transformation en entreprises viables ont alimenté les discussions de la troisième édition d'Utajiri Event, organisée dernièrement à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Cette rencontre a placé l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Modèle de courage face à l'agression, Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, ancien archevêque de Bukavu, continue à inspirer nombre de Congolais, trente ans après son assassinat. À l'occasion du…
Étranger
Par Othman Sqalli Houssaini
Universitaire et docteur en relations internationales Auteur de l’ouvrage «Le Maroc en Afrique : Un destin commun et un avenir partagé – Paix, sécurité et…
Nation
La production d'une Déclaration nationale de la jeunesse congolaise sur le climat, assortie de recommandations concrètes avant la tenue de la COP 31 était au centre de la Local Conference of Youth…
Ville de Kinshasa : Le gouvernement invité à détruire le camp Paka Djuma
La ville de Kinshasa n’est plus digne d’être appelée comme telle au regard de l’image peu reluisante qu’elle offre actuellement, surtout après la pluie. Il y a des quartiers qui y ont été érigés, mais qui ne méritent pas d’y être habités par des êtres humains. C’est notamment le cas du camp dit Paka Djuma, dans la commune de Limete.
Erigé le long du chemin de fer de l’ONATRA, ce camp s’étend de la 15ème rue au croisement de l’avenue Poids Lourds avec l’entrée de la base navale. Tous ceux qui y passent sont scandalisés par le spectacle qu’offre ce site, qui n’a aucune commune mesure avec les camps des réfugiés construits par le HCR.
Outre l’insalubrité qui le caractérise, Pakadjuma est réputé pour la promiscuité dans laquelle vivent de nombreuses familles qui y ont élu domicile. Des baraques de toutes formes y ont été construites à la vaille que vaille, dans lesquelles cohabitent parents, enfants adultes et mineurs sans aucune notion de morale. Pire, Pakadjuma ne dispose pas des lieux d’aisance dignes de ce nom.
En outre, l’approvisionnement en eau potable pose de sérieux problèmes, étant donné que, dans sa cartographie, la Regideso n’a pas prévu la desserte d’un tel site pirate. Sans doute que ces familles recourent à l’eau des pluies et des puits, avec toutes les conséquences possibles sur leur santé.
Paka Djuma n’est pas le seul campement où des gens vivent dans des conditions exécrables. Les bivouacs construits devant le camp de la Police nationale à Lemba, appelé camp Kabila (?) sont hideux à voir. Le jour où une épidémie peut s’y déclarer, les dégâts seront très fâcheux. Dans les communes telles que Kinshasa, Lingwala, Barumbu, Kimbanseke, Mont-Ngafula, il existe des bicoques insalubres inhabitables, mais dans lesquelles vivent de nombreuses familles.
Tout ce monde s’installe dans ces sites parce qu’il y a absence d’autorité de l’Etat. Si les autorités locales ou celles de communes ou celles de la ville plus encore celles du ministère de l’Intérieur avaient joué pleinement leur rôle, nous n’aurions pas connu pareille situation désagréable.
Dura lex sed lex, comme disent les Romains. Autrement dit, « la loi est dure, mais c’est la loi ». Aucun citoyen ne peut se permettre de poser des actes qui vont à l’encontre de la bienséance sans être sanctionné.
Des coins tels que Paka Djuma et autres ne peuvent plus exister dans une ville moderne. Que les autorités sensées assurer l’ordre public agissent et le plus tôt possible. Muke MUKE