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Va-t-on vers la levée définitive de l’état d’urgence ?
Lors de la réunion du conseil des ministres de la semaine dernière, le président de la République Félix Antoine Tshisekedi, a instruit la Première ministre d’étudier les voies et moyens de procéder à l’allègement des mesures liées à l’état de siège décrété depuis plus de trois ans dans le Nord-Kivu et l’Ituri.
Depuis l’installation de cette mesure exceptionnelle, c’est la première instruction de ce type que le magistrat suprême du pays a prise. C’est pourquoi, les analystes avérés de la scène politique rd congolaise jurent par le ciel que dans un proche avenir, le chef de l’Etat lève tout simplement cette mesure extraordinaire.
Il n’est un secret pour personne que la majorité de la population des provinces sous état de siège estime que les résultats sur le terrain ne sont pas ceux attendus. Le bilan est mi-figue mi-raisin. Même si quelques coins de l’Ituri et du Nord-Kivu ont connu une certaine accalmie, il est vrai que chaque jour qui passe les terroristes du M23 et les ADF et d’autres groupes armés locaux ne cessent de massacrer à chaque moment beaucoup de nos compatriotes.
Par ailleurs, il faut souligner que cette instruction présidentielle est intervenue dans un contexte de surchauffe à l’Assemblée nationale. Lors de la plénière consacrée à la prorogation de l’état de siège dans les deux provinces, les élus nationaux de ces deux provinces auxquels se sont joints ceux du Sud-Kivu, ont boycotté ladite séance. Ils n’ont pas apprécié le fait que les membres du Bureau de la chambre basse du Parlement aient rejeté leur demande d’organiser, au préalable, un débat axé sur l’évaluation de cette mesure exceptionnelle, avant de voter pour sa prorogation. Car, ils estiment que les résultats escomptés n’ont pas été atteints. Objectivement parlant, cette position du Bureau de l’Assemblée nationale n’a pas été constructive pour la paix dans la partie septentrionale du pays. Alors que la fronde des représentants du peuple de ce coin n’a pas encore trouvé une solution appropriée, voilà que les tensions sont montées d’un cran entre certains députés de l’Ituri dont Gracien Iracan et le Gouverneur militaire le Lieutenant général Johnny N’kashama Luboya. Les deux camps ne s’entendent pas sur la gestion de l’état de siège par le numéro un de la province.
Cependant, ce différend prend des proportions inquiétantes entre le député Gracien Iracan et le Gouverneur militaire N’kashama. A la suite des accusations de l’officier supérieur contre certains députés, selon lesquelles ils seraient de connivence avec des groupes rebelles, notamment le groupe «Zaïre», le principal incriminé a traduit le Gouverneur militaire en justice pour outrage à un député national, diffamation, propagation de faux bruits et imputations dommageables. Avec des propos virulents, il a déclaré: « Le général N’kashama Luboya est un officier extrêmement dangereux. Il faut l’arrêter. Il abuse de sa position de Gouverneur militaire en jouant un rôle déstabilisateur, en semant la discorde entre les institutions de la République« .
Comme si cette ambiance délétère ne suffisait pas, le speaker de la chambre basse du parlement, Vital Kamerhe, est monté au créneau pour stigmatiser la Radiotélévision des FARDC en Ituri (RTFI), accusée de propagande, et il a exigé des sanctions contre le porte-parole du Gouverneur militaire pour des propos injurieux envers les députés. Le moment est venu de plancher sérieusement sur cette question pour éviter le pourrissement de la situation.
Comme l’a souhaité le président de la République, la Première ministre est invitée à se mettre en action. Le ministre de la Défense nationale et celui de l’Intérieur devraient être mis à contribution pour que l’instruction présidentielle soit exécutée, en vue de préparer la levée définitive de cette mesure exceptionnelle qui risque de provoquer des discordes dans le pays.
Muke MUKE