Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les offices des parquets de Kinshasa disposent désormais de…
Étranger
Rabat - La voie express Tiznit-Dakhla, baptisée "Donald J. Trump Highway", constitue une illustration éloquente de la profondeur des relations d'amitié unissant le Royaume du Maroc et les États-…
Nation
La deuxième phase du procès impliquant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, connaît un nouveau tournant. La Cour de cassation a officiellement déclaré close l’instruction dans l’…
Rome : des chercheurs internationaux analysent les migrations forcées, la résilience et le genre dans les systèmes scientifiques
La conférence internationale «Préserver les connaissances en temps de crise : genre et déplacement dans les sciences» s’est ouverte, hier jeudi 23 avril, à Rome en Italie. Organisé par l’Organisation des femmes scientifiques pour les pays en développement (OWSD) en partenariat avec l’Académie mondiale des sciences pour le progrès de la science dans les pays en développement (TWAS), cet événement rassemble 50 chercheurs, praticiens et représentants d’institutions scientifiques et d’ambassades du monde entier.
«La conférence rassemble des points de vue divers afin d’examiner comment le travail scientifique et les carrières peuvent être maintenus en temps de crise, avec un accent particulier sur la dynamique des genres. Elle met en lumière les expériences des femmes scientifiques et étudiantes contraintes de migrer contre leur gré, ainsi que le rôle des institutions, des politiques et des programmes ad hoc pour assurer la continuité et l’inclusion de la recherche», a déclaré Luisa Echeverría-King, présidente de l’OWSD.
Marcelo Knobel, directeur exécutif de la TWAS a abondé dans le même sens en ajoutant que «les conflits armés, les violations des droits de l’homme et les pressions climatiques entraînent des déplacements forcés à grande échelle, notamment parmi les scientifiques, les ingénieurs et les professionnels hautement qualifiés. Il est crucial de soutenir leur engagement continu dans la science afin de maintenir le développement pendant les crises et d’assurer la reprise après celles-ci».
Cette rencontre a également pour objectif d’examiner l’impact des conflits, des migrations forcées et des crises prolongées sur la recherche scientifique, les carrières et la production de connaissances, en accordant une attention particulière à la dimension de genre. Les discussions portent sur les expériences personnelles, le rôle des institutions d’accueil et les programmes et politiques qui soutiennent la continuité scientifique en période d’instabilité.
Plus de 12.000 femmes scientifiques
Au menu de cette conférence de haut niveau des conférences plénières, des panels thématiques, des tables rondes et la projection d’un documentaire, offrant des perspectives académiques, institutionnelles et empiriques sur la manière de soutenir la science en situation de crise. Les contributions couvrent différentes disciplines et régions, reflétant la nature mondiale et interdisciplinaire des défis auxquels sont confrontées les communautés scientifiques touchées par la guerre, les migrations forcées et les urgences humanitaires.
Pour rappel, l’Organisation des femmes scientifiques des pays en développement promeut et renforce le rôle des femmes scientifiques des pays du Sud dans les sciences et les technologies. Elle y parvient en soutenant les femmes par le biais de formations et d’opportunités de réseautage, en appuyant leurs recherches et leur leadership tout au long de leur carrière, et en promouvant l’égalité des genres dans les sciences et les technologies.
Forte d’un réseau de plus de 12 000 femmes scientifiques vivant et travaillant dans les pays en développement et de 59 sections nationales dans les pays du Sud, OWSD fonctionne comme un écosystème dynamique où les femmes scientifiques partagent leurs connaissances, acquièrent des ressources et promeuvent une recherche inclusive. Le secrétariat de OWSD est basé à Trieste et est hébergé par TWAS, une unité de programme de l’Unesco.
Fyfy Solange TANGAMU