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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Union sacrée : pour le meilleur et pour le meilleur!
L’Union sacrée de la Nation se structure. Il était plus que temps. Une charte, un présidium et le méga regroupement politique initié par Félix-Antoine Tshisekedi cesse d’être désincarnée. Exit le régime de responsabilité collective et donc anonyme.
Les sociétaires de cette plateforme née du divorce au forceps d’avec le FCC savent maintenant à quoi s’en tenir. Eux qui ont non seulement adopté la charte constitutive de l’USN mais en plus ont formellement fait acte d’adhésion à cette « famille politique » devenue, à l’occasion, une plateforme électorale. Un engagement synonyme de serment. Ou presque.
Candidat à sa propre succession, « Fatshi béton » peut compter sur la loyauté voire la fidélité de ses troupes où on compte des généraux auréolés de hauts faits d’armes électoraux. De bon augure pour décembre 2023 ? A priori, sans doute. Dans ce pays aux mille et une allégeances, aucun leader ni parti politique ne peut gagner les élections à lui tout seul.
Au demeurant, comment ne pas se féliciter de voir des acteurs politiques de tous les horizons « fédérer » ? Ce genre de rapprochement est synonyme d’une couche de vernis « national » sur le noyau essentiellement clanique, tribal, ou provincial -c’est selon- de nombre de partis politiques rd congolais.
Seulement voilà, loin de structurer le pays en deux ou trois grands courants politiques et ou idéologiques, les regroupements façon Union sacrée, n’ont pour ressort principal que la « politique du tube digestif« . Pour l’essentiel, l’homo politicus congolais n’adhère pas à une vision ou à un projet. Il s’aligne volontiers derrière l’homme fort du moment. En l’occurrence, celui qui détient l’impérium.
Normal donc que la valeur « USN » soit en très forte hausse sur la bourse politique de Kinshasa. Les vocations estampillées « je suis Fatshi ou j’aime Mukwatombolo » iront crescendo jusqu’à l’overdose ! Signer la charte de l’USN deviendra un sport quasi national.
Alors, vive Fatshi ad vitam aeternam? Erreur ! La Fatshimania durera le temps du règne de l’homme du 24 janvier 2019. Une fois qu’il quitte le pouvoir ou le pouvoir le quitte, sa « vision » devient périmée ! Et la charte caduque !
Reclus dans ses fermes, Joseph Kabila a le temps de lire, relire la charte du FCC et de compter sur le doigt de sa main ceux des signataires qui lui sont restés loyaux.
Si Jacques Chirac, virtuose de la politique française aimait à répéter que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, dans la faune politique rd congolaise les serments n’engagent que celui qui les reçoit. Si dans le serment de mariage, l’expression consacrée est de s’aimer « pour le meilleur et pour le pire« , au sein du landerneau politique kinois, la formule qui a la cote est de se chérir « pour le meilleur et seulement pour le meilleur« . D’où l’inévitable transhumance. José NAWEJ