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Suite aux nombreux cas des détournements en RDC : Le gouvernement invité à mettre fin à l’impunité
Les cas des détournements des deniers publics en RDC deviennent de plus en plus nombreux. La conséquence est le paradoxe que nous vivons: un pays aux ressources naturelles fabuleuses, mais avec une population parmi les plus pauvres de la planète terre. Ces délits augmentent d’année en année à cause de l’impunité dont jouissent leurs auteurs. Il est donc tout à fait normal que, dans un tel environnement, le pays ne puisse pas progresser.
La tâche de mettre la main sur les détourneurs devient compliquée à cause des mécanismes sophistiqués qu’ils mettent en place. Ils créent des réseaux tentaculaires où ils impliquent les agents de l’administration publique et du secteur privé. Leurs complices les aident à opérer allègrement en les mettant à l’abri de toutes formes des dénonciations.
Le terrain de prédilection des criminels économiques est le trésor public. Ils opèrent à travers la surfacturation, la minorisation des impôts dus à l’Etat, la fraude fiscale, etc…S’il faut un contrôle approfondi des régies financières du compte général du trésor public, le Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex Prison Centrale de Makala manquerait de places pour accueillir ceux qu’on appelle les Kuluna en cravate.
Les grands fossoyeurs de l’économie congolaise se trouvent en grand nombre parmi les plus haut placés dans les institutions publiques. Usant de leur rang et des moyens financiers colossaux dont ils disposent ont, ils recourent à des pratiques honteuses pour acheter la conscience de ceux qui ont la mission de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui sont à la base de la dégradation des conditions de vie des citoyens.
Dans cette catégorie, l’on ne peut pas oublier les entreprises tant publiques que privées qui volent l’Etat par des subterfuges de divers genres.
LES MINES MINEES
Un autre terrain où s’opèrent à grande échelle les détournements est le secteur minier et celui des ressources naturelles. Ici, le scandale est grand à cause du siphonnage des revenus issus de ces secteurs où même les acteurs politiques et les économiquement forts se livrent à des pratiques très peu catholiques, au détriment de l’Etat.
Mais à quoi est due cette impunité qui favorise les détournements ? Plusieurs raisons justifient cette antivaleur. Il y a notamment la faiblesse du système judiciaire. Même le président de la République Félix Antoine Tshisekedi a reconnu publiquement que notre justice est malade. Bien que leurs rémunérations sont revues souvent à la hausse, le personnel judiciaire n’arrive pas à se départir de son vieil homme qui lui colle à la peau. Des jugements sont souvent prononcés suivant la tête du justiciable. C’est ce qui explique des nombreux verdicts iniques stigmatisés par la population.
Le scandale dans ce domaine, c’est la collusion qui s’établit entre les avocats de deux parties au procès, et ce au détriment du plus faible. Les entreprises publiques sont souvent victimes de cette pratique abominable.
PROCES : L’INTRUSION DES POLITIQUES
Dans le même registre, il sied de stigmatiser l’intrusion des hommes politiques dans le prononcé des verdicts. Même pour une cause ouvertement perdue, un politicien est capable de faire gagner le procès à son protégé.
Jadis, l’Inspectorat des services judiciaires a aidé les faibles à être rétablis dans leurs droits. Mais, actuellement, cet important service est tombé dans une déplorable léthargie qui fait que les juges véreux se livrent à leur sale besogne.
PISTES DE SOLUTION
Il vaut mieux s’attaquer aux causes exactes des actes délictueux dénoncés ci-haut. À part les mesures à caractère administratif et judiciaire notamment le renforcement du système judiciaire, la mise en place des mécanismes de contrôle rigoureux, la promotion de la transparence dans la gestion des fonds publics et la sensibilisation et l’éducation de la population.
C’est ici l’occasion de recommander l’ajustement des prérogatives dévolues à l’Inspection générale des finances(IGF) qui se limite à des contrôles de routine, sans pouvoir de sanction.
Comme dit plus haut, la meilleure solution consiste à s’attaquer au fond de la question qui demeure dans l’esprit des gens. Aussi curieux que cela puisse paraître, à l’époque où il n’y avait pas autant d’églises en RDC, les antivaleurs n’avaient pas pignon sur rue comme c’est le cas présentement.
Cela prouve à suffisance qu’il importe de mener une grande campagne de changement de mentalités pour transformer notre société. Causer beaucoup de brouhaha au motif qu’on prie alors que les mauvaises conduites persistent, constitue du théâtre. Muke MUKE