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St Charles Lwanga: Seulement 12 élèves présents sur 630 attendus le jour de la rentrée
La rentrée scolaire lancée, hier lundi 5 septembre, n’a pas échappé à la règle selon laquelle certaines classes, surtout dans des écoles publiques, sont dessertes au premier jour. Au collège Saint Charles Lwanga, dans la commune de Barumbu, 12 élèves seulement ont répondu à l’appel sur 630 attendus.
Il est 7h45 lorsque l’équipe de Forum des As arrive dans cet établissement scolaire pour constater l’effectivité de la rentrée. Un calme inhabituel règne dans cette école. A l’extrême gauche de la porte d’entrée, quelques enseignants et administratifs à compter du bout de doigt bavardent entre eux à l’extérieur de leurs bureaux.
Plus loin à 150 mètres de la cour, une tribune est érigée et l’on aperçoit une poignée d’élèves rangés en fil pour suivre les instructions du préfet. Comme c’est le premier jour, cela s’apparente à une cérémonie officielle pour marquer la reprise des cours. Après le traditionnel salut au drapeau, le chef d’établissement prend la parole pour expliquer à ces élèves – 6nouveaux et 6 anciens-, qui était St Charles Lwanga, leurs rôles à jouer entant qu’apprenants mais aussi le règlement d’ordre intérieur de l’école. Ce, avant de renvoyer ces derniers dans leurs salles de cours respectives.
Désintéressement des parents
Pour le chef d’établissement de cette école, Michel Ntondo, le jour de la rentrée a toujours été compliqué dans cette institution. « La rentrée scolaire a été très souvent compliquée car les parents n’ont pas le courage d’envoyer les enfants le premier jour de classe. Durant les deux années que je suis ici comme préfet, j’ai constaté un désintéressement des parents en ce qui concerne l’éducation de leurs enfants. Parfois, on se demande même si la plupart de ces élèves vivent avec leurs propres parents, parce ces derniers n’assistent même pas dans des réunions des parents. »
Michel Ntondo a souligné que les fournitures scolaires ou le paiement d’une quelconque somme ne sont pas la condition d’admission des élèves. « L’école s’est organisée pour avoir des craies et autres matériels importants pour assurer l’éducation des enfants en ce début de la rentrée, en attendant les frais de fonctionnement« , a-t-il soutenu.
Il a en outre invité le gouvernement à tout mettre en œuvre pour régulariser le problème des salaires de nouvelles unités, qui travaillent depuis 5 ans sans être payés. « A notre niveau, nous continuons toujours à sensibiliser ces enseignants nouvelles unités, les motiver dans la mesure du possible pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. »
Ambiance différente dans des écoles privées
Dans les écoles privées agréées, l’ambiance a été particulièrement différente. C’est le cas de l’école primaire et secondaire, St Pierre, dans la commune de Kinshasa, où 115 élèves sur 229 attendus ont répondu présents à la rentrée.
La cour de l’école a été mouvementée avec des élèves heureux de se retrouver encore après deux mois de vacances. C’était également des moments des retrouvailles entre parents et enseignants habitués à une collaboration soutenue pour le bien-fondé de l’éducation des enfants.
Comme à l’accoutumée, après le coup de sifflet, le directeur de l’école a réuni les écoles pour chanter l’hymne national et écouter les instructions et les règlements de l’école. Il a lancé quelques mots d’encouragements à l’endroit de nouveaux élèves. « Nous tenons à la réussite des élèves. Nous travaillons sur ça. Pour réussir, il faut que les parents et l’école soient en communication, en parfaite collaboration« , a-t-il indiqué. Rocco NKANGA et Esther Mabesi, stagiaire IFASIC