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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Réconcilier les Congolais, vœu papal ou vœu…pieux ?
« Tous réconciliés en Jésus-Christ« . Point besoin d’être docteur ès exégèse pour comprendre le thème de la visite du Pape François. Seulement voilà, au Congo-Zaïre, la réconciliation a tout d’un serpent de mer. Tant elle renvoie principalement au consensus historique derrière lequel la classe politique et plus largement l’élite dirigeante court- sans succès- depuis les années Mobutu.
Mangé à toutes les sauces lors de mille et une grand-messes politiques à portée cathartique, le mot « réconciliation » ne charrie plus grand-chose. Eculé, galvaudé, démonétisé, il a fini par être désincarné.
Question à une lire vaticane convertie en Euro : le Souverain pontife va-t-il réussir à redonner vie au terme « réconciliation » en terre rd congolaise ? Y aura-t-il un avant et un après passage du Pape ? Ou a contrario, pour emprunter la formule célèbre du Général Janssens, avant le voyage du chef de l’Eglise catholique sera égal à l’après-voyage ?
C’est donc à l’aune de ce paradoxe de pays à la fois apparemment « ultra-chrétien » et extrêmement divisé, polarisé que sera appréciée la visite du Pape François. Pourtant, Dieu sait à quel point le pays de feu le Cardinal Malula a besoin de réconciliation pour affronter les défis existentiels !
La très longue guerre d’agression et de rapine dans l’Est, les enjeux climatiques et énergétiques à l’échelle planétaire dont la RDC détient la solution, la misère proverbiale, les échéances électorales sur fond de tensions latentes et de misère proverbiale dans le pays réel. Autant de challenges qui devraient inciter l’establishment rd congolais d’abord et les forces vives ensuite à se mobiliser et se rassembler non autour d’une personne, mais autour des valeurs pour défendre le vivre-ensemble.
A en juger par des postures politiciennes et la guerre des égos, il est clair qu’on ne prend pas le chemin de l’idéal unitaire. Pourtant, lecteurs de la Bible devant l’Eternel dont certains récitent même les versets, les Congolais connaissent par cœur ce passage: « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister« .
A-t-on vraiment besoin de la présence physique du Pape pour enfin faire l’herméneutique de ce sermon du Christ ? Faut-il attendre l’arrivée du Souverain pontife pour appliquer le b.a.-ba de la parole de Dieu ? A quoi aura alors servi d’avoir consacré, un certain 23 juin 2019 au stade des Martyrs, ce quinquennat entre les mains de Dieu ? Et si la réconciliation postulait l’existence d’hommes d’Etat, race qui fait cruellement défaut dans le landerneau politique rd congolais ?
Trêve d’interrogations dignes d’un homme de peu foi. L’onction papale vaudra peut-être bien une messe de « réconciliation-miracle » ou le « miracle de la réconciliation« . Amen ! José NAWEJ