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RDC: pour une CENI au service d’un développement inclusif

*L’évangéliste Colin Nzolantima suggère de réorienter d’importants fonds destinés aux élections vers des projets sociaux et palpables.
Evangéliste doublé d’économiste, Colin Nzolantima s’intéresse particulièrement au développement d’une nation. S’inspirant de la Bible et des écrits de sages auteurs, il recommande à ses interlocuteurs de respecter les valeurs chrétiennes pour redresser leur pays. Dans cette tribune, il met un accent particulier sur la capitalisation des fonds destinés aux élections. Des fonds qu’il souhaite voir orientés vers les besoins sociaux pour le bien-être de la population en RDC.
Le gouvernement politique est appelé à bien remplir sa mission. On distingue à ce propos plusieurs types de gouvernements catégorisés selon la famille, l’église, l’entreprise ou la politique.
Dans les années 1980, les hommes politiques français avouaient à Mgr Lustigier que la plupart des décisions qu’ils prenaient les amenaient à l’échec, mais ils n’avaient pas de choix. Ils persévéraient dans cette voie. Nous réalisons que le manque d’intégrité caractérisait ces leaders en ce temps-là.
La confusion règne dans tous les systèmes politiques à travers le monde. Les troubles sociaux, les revendications, les incohérences décisionnelles, le mensonge, les détournements, les crises financières… Que faire pour s’en délivrer?
LES RAISONS DE LA DELIVRANCE D’UNE NATION
I. De l’importance de la Justice dans une Nation
· La Justice élève une nation. Elle est requise pour combattre les trois fléaux maléfiques qui détruisent une nation : LA CUPIDITE EFFRENEE, LA CORRUPTION ET L’INJUSTICE.
· Dans l’Ancien Testament, Dieu avait établi des lévites, ces personnes intègres et consacrées mises à part, pour gérer la nation et réprimer le mal en suivant les principes divins. Ces lévites sont des personnes sacrées et consacrées pour servir la nation.
Parmi les lévites, on trouve des magistrats (1 Chroniques 23) :
– Juridictionnels ceux des cours et tribunaux,
– Administratifs : chefs de rue, bourgmestres, gouverneurs, chefs coutumiers…
– et politiques : ministres, premier ministre, Président de la République, rois, empereurs…
Dans ce contexte, le rôle d’un gouvernement n’est pas d’assurer la charité. Tâche dévolue aux individus, aux familles, aux professionnels, aux églises et aux associations.
· Dans la nouvelle alliance, toute personne devrait assumer les trois critères de responsabilité : un sacrificateur (il doit bien connaître les tâches qui lui sont attribuées), un prophète (il doit apporter son expertise dans les attributions qui lui sont données), et un roi (il doit agir et impliquer ses deux précédents critères dans l’exercice de ses fonctions)
II. La mission d’un gouvernement (magistrat politique)
1. C’est de servir la population en fournissant un arbitrage et une justice objectifs et dignes de confiance pour les «petits» comme pour «les grands» de manière égale.
2. C’est de garantir l’autorité et le choix des collaborateurs dans chaque structure et entité, selon les critères des hommes sages (qui se préoccupent des besoins de la communauté, non égoïste), intelligents (la maîtrise de ses responsabilités), et de bonne réputation (qui a de la crédibilité par son comportement). (Deutéronome 1.13).
3. La représentativité : Cette autorité va de bas en haut, du citoyen aux responsables. C’est le choix délibéré de la base. Cela implique la redevabilité et l’exclusion ou la révocation en cas d’incompétence, de violation des règles prédéfinies.
4. Le consensus: donne la stabilité au pouvoir.
5. La branche judiciaire: les juges doivent juger équitablement. L’équité implique la même qualité de justice pour tout individu, compatriote ou étranger. La justice devait traiter tout le monde sur un même pied et de manière équitable.
Le système judiciaire devrait être encouragé à juger impartialement.
III. L’impact des principes judéo-chrétiens dans une nation
Les nations ou les systèmes politiques qui ont adopté et intégré dans leurs fonctionnements ces principes de management, connaissent un développement fulgurant. C’est ainsi que Alain Peyrefitte, le ministre français honoraire de l’intérieur, dans son livre «La Société de Confiance», a décrit la différence fondamentale entre les pays nordiques et ceux d’héritage gréco-latin dans tous les domaines vitaux de la société.
IV. Les commissions électorales et les défis de développement
Alors que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), prépare un cadre des élections apaisées et justes, elle pourrait s’inspirer de cette sagesse biblique qui serait moins onéreuse pour la population et les Finances publiques. Ainsi, les fonds économisés pourraient contribuer à la relance des activités vitales de la nation telles que : les écoles, les universités, les centres de santé, l’agriculture… dont le pays a grandement besoin.
L’organisation des scrutins par le pouvoir politique comme par les candidats (propagandes, impression, sensibilisation, …) exige une grande mobilisation en ressources humaines, matérielles, financières…
Si toutes les ressources y relatives dépensées lors des précédents scrutins étaient affectées aux activités socioéconomiques (écoles, universités, renforcement des capacités, formation, alphabétisation, équipements des centres hospitaliers, construction et réhabilitation des infrastructures, l’agriculture, les œuvres de bienfaisance), le pays aurait connu un essort économique fulgurant.
VIVEMENT UNE REORIENTATION
L’appropriation et l’intégration des vertus et des valeurs dans la gestion politique permettraient le développement socioéconomique des nations et assureraient la quiétude et la paix. Elles épargneraient les pays de différents troubles post-électoraux et la préservation des patrimoines.
En nommant de nouveaux chefs pour gouverner la ville, Néhémie illustre ce que plus tard, Alexander Hamilton traduira par les mots suivants : «Le but de toute constitution politique est ou devrait être, d’une part, d’avoir, pour les chefs, des hommes sages, capables de discernement, et vertueux pour assurer le bien-être du peuple ; et, d’autre part, de veiller à ce que ces hommes demeurent vertueux».
Il serait temps que des réflexions profondes soient faites au sein de toutes les structures sur de vrais critères de développement. Car la finalité politique de tous les acteurs est d’assurer le bien-être de la population et la pérennité des actions. Et pourtant plusieurs modèles, même de démocratie, ont échoué. Revenons aux fondamentaux. Une tribune de Colin Nzolantima