Dernière minute
Société
Traduire en français : " Lifelo ata etondi place ya Satana ezalaka toujours réservée !" "Même si l'enfer est plein, la place de Satan est toujours réservée" C'est une expression souvent utilisée pour dire que chacun finira par répondre de ses actes, ou que certaines conséquences sont inévitables…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
Nation
A Kinshasa, la tension politique franchit un nouveau cap. Au lendemain des sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)…
Procès des présumés chefs miliciens à Kananga : l'accusé Alexis Kabeya Lumbu dénonce une "arrestation arbitraire"
Le Tribunal militaire de garnison de Kananga a poursuivi, le mardi 9 décembre, le procès très médiatisé de quatre prévenus accusés de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis durant le conflit Kamuina Nsapu (2016-2020) au Kasaï Central. Les quatre prévenus sont Alexis Kabeya Lumbu, Mathieu Dibatayi Mukengeshayi, Adolphe Bakunda et Junior Bamunyi.
Alexis Kabeya Lumbu et Junior Bamunyi sont identifiés par l'accusation comme d'anciens chefs miliciens coresponsables d'attaques meurtrières contre les civils. Les témoignages des accusés ont été dominés par la contestation de la légalité de leur interpellation.
Alexis Kabeya Lumbu a clamé une arrestation arbitraire et un piège orchestré par des militaires sous prétexte d'un rendez-vous avec le gouverneur de l'époque, Alex Kande Mupompa. Il affirme avoir été incarcéré sans mandat ni document officiel, et détenu neuf ans sans base légale.
Junior Bamunyi a confirmé la version de son aîné, affirmant n'avoir été qu'un simple élève venu chercher des fournitures scolaires, et s'être retrouvé en prison sans explication. Ces révélations ont créé des tensions dans la salle d'audiences.
La défense a saisi l'occasion pour dénoncer des irrégularités et une détention arbitraire prolongée. Le ministère public, lui, a exprimé ses soupçons quant à une coordination de la défense pour miner la procédure, et a insisté sur la gravité des faits reprochés et les preuves matérielles en sa possession. Les parties civiles ont exhorté le tribunal à privilégier le fond de l'affaire - l'ampleur des souffrances infligées aux victimes - plutôt que les vices de forme.
Félix MULUMBA Kalemba