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Pressions pour la fin de l’état de siège !
* Le député Mushi Bonane soutient qu’il n’y a pas un seul élu favorable à la poursuite de ce régime d »exception.
Jamais, le gouvernement de Jean-Michel Sama Lukonde n’avait subi autant de pressions, qu’il ne l’a actuellement, en rapport avec la fin immédiate de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu. Lors de son récent séjour dans ces deux provinces, le chef du Gouvernement a fait contre mauvaise fortune bon cœur en parlant de requalification, ce qui veut dire une modification pour apaiser une frange importante de Congolais favorables à la fin de l’état de siège.
Même certains membres du gouvernement comme Muhindo Nzangi de l’Enseignement supérieur et universitaire, fils du Nord-Kivu n’a pas manqué de traduire cette exaspération de la population qui supporte très mal d’être administrée par les militaires surtout en ce qui concerne la justice militaire pour juger les civils.
Pour Muhindo Nzangi, une telle situation doit être limitée dans le temps et non d’aller de prolongation en prolongation toutes les deux semaines. Le député national Mushi Bonane tient un discours qui injecte un venin sur l’état de siège, soutenant qu’il n’y a pas un seul député à l’Assemblée nationale qui est pour la poursuite de l’état de siège. « A chaque occasion, tous ne manquent de manifester leur hostilité envers cet état de siège qui a lamentablement échoué étant donné qu’il n’y a toujours pas de paix dans ces deux provinces où plutôt le nombre de personnes massacrées rien que par les deux groupes armés la CODECO et les ADF a quintuplé. A quoi bon continuer ? », s’interroge-t-il.
Par ailleurs, 370 ONG ont signé une déclaration commune où elles exigent la fin de l’état de siège en motivant leur demande en publiant un tableau qui reprend les exactions commises dans ces deux provinces et qui se sont multipliées depuis. Ce sont de telles sentences qu’il est courant d’entendre dans tous les fragments de la nation congolaise. Les soutiens à la poursuite de l’état de siège sont à compter sur les cinq doigts de la main.
Même l’Assemblée nationale, avait en son temps exigé une évaluation préalable avant toute prorogation. Le gouvernement était passé outre et il n’y a jamais eu cette évaluation exigée par l’Assemblée nationale. Voici qu’aujourd’hui, on est face à cette dure réalité de l’état de siège avec son envers de la médaille insupportable et que la population est contrainte de subir.
Et, pour la toute première fois le gouvernement parle de requalification de l’état de siège, lui qui ne voulait rien entendre. Ce qui est une évolution notable dans la perception de l’état de siège. Peut-être que, partant, on peut attester que les jours de l’état de siège sont comptés. Mais tout dépend de l’arbitrage de Félix Tshisekedi, Président de la république. KANDOLO M.