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Président du parti AAP : Théophile Mbemba contre le cumul des mandats
Ancien ministre de l’Intérieur et président du parti AAP (Alliance pour l’alternance et le progrès), Théophile Mbemba Fundu est contre le cumul des mandats. Pour le leader de AAP, les ministres, les gouverneurs de province et les membres des cabinets politiques doivent démissionner de leurs fonctions politiques, sauf s’ils renoncent à leur mandat.
Théophie Mbemba fait savoir que les députés dont les mandats sont validés par l’Assemblée nationale qui, malgré tout, continuent à occuper des fonctions ministérielles violent de manière flagrante les articles 108 et 110 de la Constitution dont on vient de célébrer les 18 ans.
Ce n’est pas tout. Le président du parti AAP rappelle également que la loi fondamentale, étant l’émanation des multiples négociations, doit être respectée.
«J’étais ministre de l’Intérieur et Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières. Lorsque nous sommes allés aux élections de 2006, élu, j’avais 8 jours pour choisir entre rester au gouvernement ou aller à l’Assemblée nationale. Ayant choisi d’aller à l’Assemblée nationale, j’ai automatiquement cessé d’être ministre, un autre compatriote a été nommé comme ministre de l’Intérieur», déclare-t-il.
Donc pour Théophile Mbemba, il n’est pas normal qu’aujourd’hui que des personnes dont les mandats ont été validés cumulent la fonction du ministre incompatible à celle du député national.
« En tant que ministre de l’Intérieur honoraire, j’exhorte le Président de la République à ne pas céder à ces tentations. Permettez-moi de rappeler que cette Constitution est l’émanation de multiples négociations qui ont permis de mettre fin au mouvement politico-militaire, à la guerre, de réunifier le pays et d’instaurer un nouvel ordre politique dans notre pays qui est la démocratie».
Et donc ne pas respecter cette Constitution est irrespectueux de la loi fondamentale de notre pays, et je dirai même du peuple congolais qui l’a votée par référendum. Il est donc grand temps de clarifier cette situation pour ne pas vendre une mauvaise image.
Craignant le risque d’incompatibilité auquel ils sont exposés dès la validation de leur mandat par l’Assemblée nationale, et le vide institutionnel que créerait leur départ, le Premier ministre Jean –Michel Sama Lukonde avait recouru à la Cour constitutionnelle. Mais celle-ci a jugé la requête non fondée.
A noter que 31 des 60 membres du Gouvernement, dont le Premier ministre, ont été élus députés nationaux.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, pour des raisons d’Etat, a autorisé le Premier ministre et son gouvernement à rester en place et à expédier les affaires courantes, et ce, en dépit de la démission que lui a présentée Sama Lukonde et le choix opéré par certains ministres à siéger à l’Assemblée nationale.
Depuis la polémique ne baisse pas. D’aucuns se demandent si, au regard de cette mesure, Fatshi a consacré le cumul des fonctions et des mandats et par conséquent, violé la Constitution qui stipule en son article 108 que «le mandat de député est incompatible avec les fonctions ou mandats de membre du gouvernement». Didier KEBONGO