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Pratique courante à Kinshasa : Brûler les déchets plastiques en plein air est dangereux, avertit un expert
Il est dangereux de brûler les déchets plastiques, car cela peut nuire gravement à la santé. C’est ce qu’a déclaré un expert à l’Agence congolaise de presse à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année.
«La pollution due à la fumée des déchets plastiques, brûlés en plein air, est à la base des maladies pulmonaires. L’inhalation des fumées de plastique brûlé peut entraîner divers problèmes de santé. Notamment, des irritations des voies respiratoires, des maux de tête, des nausées, des vertiges, des troubles respiratoires…», avertit le Dr Germain Kapour, médecin éco-épidémiologiste.
«Les substances toxiques libérées lors de la combustion du plastique peuvent également causer des problèmes plus graves à long terme, tels que des problèmes pulmonaires chroniques ou des maladies cardiovasculaires», rencherit-il.
Recycler au lieu de brûler
En lieu et place de brûler les restes plastiques, cette blouse blanche propose de les recycler. «Au lieu de brûler ces déchets plastiques, il faut plutôt, après usage, les regrouper dans des poubelles spécifiques, en vue de leur recyclage dans des entreprises spécifiques», recommande Dr Germain Kapour.
L’expert congolais invite la population congolaise à faire usage des bouteilles en verre et des emballages biodégradables, à la place des celles en plastique et des sachets.
«On peut utiliser des bouteilles comme celles de bière. Car, après consommation, elles ne vont pas dans une poubelle, mais rentrent à la brasserie. A l’inverse de toutes celles qui sont plastiques et remplissent les rivières de Kinshasa comme Kalamu, N’djili, N’sele et Makelele», conclut-il.
Aimé TUTI