Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Pour la stabilité de la RDC : Les futurs députés invités à modifier la Constitution
La révision de l’actuelle Constitution votée par référendum en 2006 s’avère une impérieuse nécessité au regard de la dynamique actuelle en République démocratique du Congo (RDC). C’est pourquoi, les futurs élus à la Chambre basse du Parlement doivent impérativement s’y atteler pour inscrire ce point à l’ordre du jour des priorités de leur mandature.
Depuis le vote controversé de cette loi des lois en 2006, beaucoup de voix se sont élevées pour appeler à sa révision en vue de l’adapter aux réalités du pays. Pour ces révisionnistes, la constitution de 2006 est un amalgame de divers textes triés par-ci par-là. Le moment est donc venu de revisiter la loi fondamentale, surtout que l’idée fondamentale des législateurs a été dénaturée à l’occasion d’une révision épidermique opérée en 2010 pour tout simplement satisfaire aux ambitions du président de la République de l’époque.
Pour éviter que le débat sur cette matière très délicate se fasse à la fin de l’actuelle mandature avec tout ce que cela peut entraîner comme émotion et passion, il est impérieux que cette révision intervienne dès l’entame de la future législature.
L’un des points les plus importants concernés par cette révision concerne le retour à deux tours de la présidentielle. Dans les réalités politiques de la RDC, il est pratiquement impossible à un candidat de remporter l’élection au premier tour. C’est ce que nous vivons d’ailleurs depuis 2006 où il a fallu un deuxième tour pour départager Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Cet événement a été très intéressant à vivre. Malheureusement, la disposition constitutionnelle prévoyant un deuxième tour au cas où aucun candidat n’obtient la majorité absolue dès le premier tour, a été supprimée pour satisfaire, les ambitions d’un seul individu. Dans la future Constitution, il importe de verrouiller cette disposition pour éviter une autre incurie de la part des futurs députés nationaux.
Outre ce point chaud, il y en a d’autres qui concernent la structure institutionnelle du pays. Car, il existe des organes tel que le Conseil économique et social, la Caisse de péréquation, le poste de porte-parole de l’Opposition, etc. qui devraient disparaître. Pour un pays dont le budget national n’atteint pas l’équivalent de 10 milliards de dollars américains, de telles structures pèsent inutilement sur le trésor public.
Il faudrait également revenir sur le rôle des assemblées provinciales qui, il faut sincèrement le reconnaître, ne servent à rien pour nos provinces. Le rôle du Sénat mérite également que les législateurs puissent s’y pencher pour assigner à cette Chambre haute du Parlement un rôle plus intéressant que l’actuel, et pourquoi pas proposer carrément sa suppression.
C’est sans doute à cause de tous ces motifs plus ou moins objectifs que le chef de l’Etat se montre ouvert à l’idée de la révision de la loi des lois. Muke MUKE