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Pas de traque d'officiers swahiliphones au sein des FARDC, assure le Général-Major Sylvain Ekenge
Le Général-Major Sylvain Ekenge a délivré un message clair et incisif lors du Briefing presse coorganisée avec Patrick Muyaya, le ministre de la Communication et des Médias, hier mardi 3 juin. Face aux rumeurs persistantes concernant des arrestations ciblées d’officiers parlant le swahili au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), Ekenge a dénoncé «un faux débat» soigneusement orchestré pour semer la division au sein de l’armée et détourner l’attention de véritables enjeux.
"Les arrestations opérées au sein des forces armées ne sont pas motivées par des considérations ethniques ou linguistiques. Elles découlent plutôt de fautes personnelles et graves commises par certains officiers, indépendamment de leurs origines. Chaque militaire est responsable de ses propres actes. Lorsqu’ils enfreignent la loi, l’autorité prend des sanctions sans se soucier de leur origine», a martelé le Général-Major Ekenge.
Dans son exposé, le porte-parole de l’armée a mentionné des infractions graves commises par certains membres en uniforme. Il s'agit du détournement des vivres destinés aux militaires, de la création de fournisseurs fictifs, de surfacturations, de trahisons et d'assassinats. «Imaginez qu’une partie des effectifs se retrouve chez l’ennemi ou dans des foyers privés. C’est inacceptable et cela compromet la mission essentielle de l’armée», a précisé.
Halte aux "fake news!"
Le général Ekenge a également dénoncé les tentatives de certaines entités de semer la discorde en laissant entendre que les arrestations cibleraient spécialement une catégorie d’officiers. «Qui les interpelle? Un officier issu du même espace linguistique? Qui était aux commandes auparavant ? De quel espace provenait-il?», s'est-il interrogé, réfutant l’idée d’un débat basé sur des critères communautaires.
Le Général-Major Ekenge a, à cet effet, réaffirmé la vocation du métier d’officier, qui transcende les appartenances régionales et linguistiques. «L’uniforme ne définit pas notre essence. L’officier incarne un État. Et cet État ne peut trahir. Il doit servir la patrie, même au prix ultime», a-t-il rappelé.
Le porte-parole des FARDC a, dès lors, lancé un appel à la vigilance et à la cohésion. Il exhorte les hommes de troupe à éviter les distractions, destinées à la presse et à l’opinion publique, en un moment où l’armée congolaise est engagée dans des opérations décisives sur plusieurs fronts.
Jérémie ASOKO