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PAS DE CONFERENCE DES PRESIDENTS, AUCUNE PLENIERE SERIEUSE, Assemblée nationale : les députés accusés de "se tourner les pouces"
Depuis la séance d'ouverture de la session ordinaire tenue le 15 mars 2025, on a l'impression que les députés continuent à tourner les pouces. Pourtant, ils revenaient des vacances parlementaires que certains n'ont même pas respectées, ayant préféré aller les passer ailleurs qu'auprès de leurs bases.
Dans moins d'une semaine, nous aurons totalisé un mois plein sans que la conférence des présidents des commissions permanentes et des groupes parlementaires ne se tienne, alors que c'est au cours de cette réunion que le calendrier des matières de la session est arrêté. Qu'est-ce qui peut justifier cette léthargie du bureau de l'Assemblée nationale ?
Nul n'ignore que le pays traverse une zone de turbulences caractérisée notamment par l'occupation de quelques importantes agglomérations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, particulièrement les chefs-lieux de deux provinces. Dans les environs de la capitale, les miliciens Mobondo ne cessent de mettre en mal les populations de Mai-Ndombe, du Kwango et de Bagata au Kwilu. Comme un malheur ne vient jamais seul, la pluie diluvienne survenue le week-end dernier est venue en rajouter davantage dans environnement déjà délétère à Kinshasa.
Outre la guerre d'agression de la RDC par le Rwanda et ses supplétifs du M23 et de l'AFC , notre pays est confronté à plusieurs autres défis socio-économiques, à la corruption, au phénomène d'embouteillages, au banditisme urbain avec le phénomène kuluna, l'insalubrité, et que sais -je encore.
Face à cette multitude de contraintes qui assaillent la RDC, les députés n'auraient, par conséquent, pas de répit. Mais, contre toute attente, au lieu de prendre le taureau par les cornes et donner de la matière au gouvernement pour lui permettre de sortir le pays de l'ornière, ceux qui ont été proclamés élus le 20 décembre 2023.
Reste à savoir s'ils sont conscients de la fracture qui les sépare de la population dont ils sont censés être les représentants une fracture due à leur indifférence par rapport aux multiples problèmes auxquels la population fait face. Se réunir à peine une fois le mois alors que le Trésor public débourse des millions de dollars américains pour leur payer des émoluments colossaux, est un scandale que les citoyens lambda digèrent très mal. Ce qui suscite davantage le rejet par la population des députés considérés comme les complices de leurs bourreaux.
Dans de telles circonstances, le mieux pour ces élus est d'interpeller les membres du gouvernement qui gèrent au quotidien la res publica, mais rien n'est fait dans ce sens. À ce propos, si nous nous souvenons du conseil législatif, nom de l'assemblée nationale à l'époque de la 2ème république mobutiste, on accorderait une bonne côte à ses Commissaires du peuple (députés) qui se sont distingués par des interpellations agressives des Commissaires d'État (ministres). À leur actif, la fameuse lettre de 51 pages adressée au président-fondateur du MPR par 13 d'entr'eux. Ce qui fut le prélude à la contestation qui allait donner naissance à l'UDPS et finalement à la chute du régime dictatorial de Mobutu Sese Seko des années plus tard.
À cette époque-là, la dictature était féroce mais cela n'a pas empêché ces élus de l'affronter. Le contexte d'aujourd'hui est très différent de celui que nous venons de décrire. C'est pourquoi, l'apathie des députés de 2023 énerve plus d'un congolais alors que les conditions de vie précaires des citoyens leur offrent de la matière.
Dans l'allure où vont les choses, si les pensionnaires du Palais du peuple ne font rien pour se ressaisir, le contrat avec le peuple sera rompu, et si les élections de 2028 se déroulent dans les circonstances plus ou moins dignes et transparentes, plusieurs d'entre ces élus ne siégeront plus dans cet hémicycle!
Muke MUKE