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Parti d’avant-garde et de masse, le CDPS totalise 13 ans !
Le Congrès des Démocrates pour le Progrès Social (CDPS) fête ses 13 ans. En fait de fête, les membres du parti, entre deux rasades de limonade, cogitent et évaluent le chemin parcouru depuis sa fondation, le 7 avril 2011. Ils dressent le bilan de treize années d’une souffrance collective qu’on n’a pas encore réussi à stopper. Ils évoquent également le prochain Congrès, qui pour eux devra constituer » un message d’espoir et de réconfort « … Des retouches à l’existant.
Lire ci-dessous, » Anniversaire et Perspectives « , une lettre à la Postérité, que le Président national du CDPS, Ambassadeur Honoraire François-Xavier Beltchika Kalubye, signe. DK
ANNIVERSAIRE ET PERSPECTIVES
Fondé le 7 avril 2011, le Congrès des Démocrates pour le Progrès Social (CDPS), parti politique qui se veut d’avant-garde et de vrai changement, a bouclé ses treize années d’existence au service du pays. Le dimanche 7 avril 2024 est généralement un jour de fête certes, mais surtout c’est un jour de souvenir et de bilan, une occasion de retour aux sources et de projection dans le futur. Bref, une belle occasion d’introspection et de ressourcement. À cette occasion, la Direction politique a choisi d’adresser ce très bref message aux membres, aux sympathisants et aux divers soutiens du Parti et, par-delà ces derniers, à tous les compatriotes congolais qui partagent avec nous le même espoir et les mêmes appréhensions sur le destin du Congo.
1.Le temps long des peuples
Treize années de combat politique au chevet d’un Congo qui souffre, se recherche et espère : c’est long et c’est très court. C’est long, au regard des difficultés, menaces et souffrances que le pays affronte chaque jour, et que ses habitants, nos compatriotes, sont pressés de vaincre pour aborder rapidement une vie de prospérité et de dignité. Dans cette impatience partagée au quotidien, treize années d’un espoir sans cesse repoussé à l’horizon constituent toute une éternité. Et par conséquent, tout ce que le CDPS a manqué de réaliser au cours de cette période est source d’une grande insatisfaction. L’écrasante majorité des membres du Parti le ressentent ainsi, à juste titre.
En effet, nos retards dans l’implantation, nos difficultés à tisser des réseaux performants de communication sur le vaste territoire congolais, nos absences et échecs à divers scrutins, le virus de la transhumance politique… sont autant de soucis de nos membres à travers ce pays que nous avons choisi de servir aussi rapidement que loyalement, mais qui, à l’épreuve des faits, tarde à sortir des pires menaces sur sa sécurité et sur son existence. Oui ! Treize années d’une souffrance collective qu’on n’a pas encore réussi à stopper, c’est long. C’est même très long!
Et pourtant, c’est à l’opposé qu’il convient de réfléchir. Le Congo est éternel, son peuple et son identité avec lui. Le temps des peuples n’est jamais celui des individus. Le CDPS n’a pas été créé sur la mesure du temps court des individus. Mais, bien au contraire, sur la mesure du temps long des peuples. Le Parti a été constitué et consolidé sur les perspectives historiques qui transcendent des générations et des institutions, et sur des principes et des valeurs que le temps est incapable d’effacer.
En ce sens, une lutte qui s’étend sur treize années est une minuscule parenthèse dans la vie et la lutte d’une nation. Au CDPS, nous n’avons jamais prôné ni pratiqué la politique du ventre, cette politique qui a la triste particularité de sceller le destin des peuples en l’espace d’une journée, d’une élection, d’une mandature. Notre combat a beau s’inscrire dans la quotidienneté, nous ne pouvons cependant oublier que le Congo pour lequel nous luttons est une éternité d’identité.
2. Nos tâches et nos perspectives
Le CDPS est implanté dans 23 des 26 provinces de la République. C’est à la fois élogieux et insignifiant. Élogieux au vu des distances et des difficultés de communication et de déplacement sur l’immense territoire congolais. C’est surtout élogieux au regard des efforts et des ressources dépensées. Mais c’est encore, malgré tout, insignifiant. Un Parti qui se veut d’avant-garde et de masse ne s’implante jamais comme une administration avec sa police et ses tribunaux, mais plutôt comme un modèle d’organisation des multitudes, un mode spécifique de percevoir et de penser ensemble, une manière particulière de forger en commun le destin de grandeur et de dignité d’une nation.
Sous cette forme et sous cette exigence, notre tâche commune au CDPS est encore à ses premiers débuts. La formation des formateurs, la communication et la diffusion de nos vues, la transmission de nos valeurs civiques… ont encore du pain sur’ la planche. En ce sens, le CDPS- MÉDIA est une précieuse conquête et un précieux outil. Mais il s’agit d’une prouesse très limitée sur un vaste territoire sans desserte en énergie électrique et sans réseau internet?
Il nous faut, à cet égard, pousser à bout notre imagination, nos efforts et nos ressources. Nos multiples soutiens et nos innombrables concurrents ne rêvent en priorité qu’à l’argent-roi, face à de larges plages de pauvreté où la survie ne se pense et ne s’assure que grâce à la main tendue. C’est précisément ici que le CDPS a choisi délibérément de signer une de ses différences fondamentales: ce sont l’espoir et l’énergie de combattre ensemble pour le destin collectif qu’il convient de communiquer, en toute priorité. La dignité individuelle et collective à reconquérir est, en effet, à ce prix.
Au CDPS, la difficulté à vaincre est donc celle du contact, de la communication, du débat et de l’échange. Les idées que l’on tient soi-même pour justes, ne se propagent pas autrement. Un autre grand défi, connexe au précédent, est celui de véritablement faire vivre et faire fonctionner à plein régime nos assemblées et nos structures de base, placées les unes et les autres sous la gestion quotidienne des comités correspondants. Des retouches à l’existant sont nécessaires et urgentes. Mais le modèle reste à inventer au vu des difficultés et des contraintes actuellement observées sur le terrain. Une réflexion et un échange à tous les niveaux du Parti sont indispensables à ce sujet.
Les organes centraux du Parti sont érodés par des décès, le vieillissement, des découragements… Ils ont un grand besoin de rajeunissement, de recyclages, de restructuration et de davantage d’énergies nouvelles.
3. Pour conclure
En toute logique, des conclaves éclatés sont un besoin pressant dans la perspective d’un Congrès dont il faut, d’ores-et-déjà, rapprocher l’échéance et entamer la préparation. Ce sera un Congrès d’espoir dans un grand pays qui continue à saigner: l’interminable guerre d’agression à l’Est, l’interminable corruption qui sévit dans le tissu social et surtout dans les institutions, la faiblesse qui se creuse sur le front social où sévissent la faim, la pauvreté, l’ignorance, le fatalisme et même l’abattement, et où les vendeurs des faux espoirs ont le vent en poupe.
Notre prochain Congrès devra constituer un message d’espoir et de réconfort, à l’endroit de ce peuple sans cesse piégé par la confusion dans son identité, ses valeurs et ses priorités. En tant que peuple, nos faiblesses ne peuvent être escamotées, mais nos acquis ne sont pas à minimiser. Le tout prochain Congrès devra éclairer les unes et les autres. Il devrait faire de cet inventaire courageux une solide plateforme des conquêtes de demain, dans l’interminable bataille que nous livrons en faveur de notre existence nationale, de notre identité collective et de notre destin de grande nation au cœur de l’Afrique.
Vive le CDPS !
Vive le Congo !