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Ogefrem : De grandes réalisations signées Lem’s Kamwanya
En seulement trois mois d’intérim à la tête de l’Office de gestion de fret multimodal (Ogefrem), Lem’s Kamwanya a signé de grandes réalisations qui ont mis tout le monde d’accord. Quel a été son secret? Celui qui est maintenant directeur général adjoint de cette entreprise congolaise s’est livré sur sa stratégie dans une interview accordée à «Africa News Magazine TV».
A son arrivée en avril dernier, Lem’s Kamwanya trouve une entreprise au bord du gouffre. Tensions sociales, dysfonctionnement, paiement de salaires sur fond de découverts bancaires, trésorerie déficitaire… Le nouveau DG ai va, avant toute chose, rétablir un climat social grâce à un dialogue franc avec tous les agents, tous les échelons confondus.
«En seulement trois jours, j’ai réuni tout le monde, jusqu’aux huissiers», a-t-il indiqué. Une proximité sociale inédite dans cette entreprise qui a vite apporté ses fruits : tout le monde ou presque a adhéré à sa vision : «Gestion participative axée sur les résultats». «Je suis arrivé avec des décisions importantes. J’ai surfé sur cet accueil favorable qui m’a permis de m’engager rapidement sur les principales actions», se rappelle-t-il.
A partir de ce moment, «Kisalu me banda», comme on dit au Kongo central. Lem’s pouvait alors commencer effectivement le travail dans la sérénité.
L’HOMME DANS SON ÉLÉMENT
Celui qui a participé à la réforme de l’OGEFREM alors expert au Copirep (Comité de pilotage pour la Réforme des Entreprises Publiques) et a joué un rôle central aux côtés de l’ancien DG Patient Sayiba, esentiellement dans les aspects techniques, avait l’avantage de prendre les commandes d’une entreprise qu’il connaissait très bien.
«J’étais quelqu’un qui devait être directement opérationnel et non venir apprendre». Vite, il s’est attaqué au fonctionnement optimal et la motivation sociale.
En ce qui concerne le fonctionnement, Lem’s Kamwanya a donné à chaque direction des objectifs spécifiques couchés par un contrat de performance. Il a insisté sur une gestion participative axée sur le résultat. «Ils reconnaissaient mon savoir-faire et savaient aussi que j’étais un homme des principes», raconte-t-il.
Une chose est d’inviter les gens à la performance, une autre est de leur donner des moyens pour y arriver. Le premier moyen donné par Lem’s Kamwanya était le renforcement des capacités. Six cents agents ont été formés dans neuf filières différentes.
AUGMENTATIONS DE SALAIRE
Deuxième moyen : la motivation. «Les comptes de l’OGEFREM étaient au rouge à mon arrivée. Les salaires des agents étaient payés par des crédits bancaires», indique celui qui a fait de l’assainissement financier de l’entreprise son cheval de bataille. Une orthodoxie financière qui a donné des fruits plus vite que lui-même ne l’attendait. Alors qu’il avait prévu un redressement dans plus ou moins 40 jours, il avait réussi sa mission en 20 jours.
L’entreprise pouvait désormais payer ses agents sans recourir à des prêts bancaires. Une première en neuf ans. Et les salaires étaient payés à temps, avant même le 20 de chaque mois comme il est d’habitude à l’Ogefrem.
Cerise sur le gâteau, il y a eu même des augmentations de salaire.
« Il y avait assez d’argent au point même qu’il y a ceux qui ont bénéficié de plus de 1.000 dollars d’augmentation», se rejouit-il.
Outre les salaires, les frais de fonctionnement étaient aussi payés immédiatement. L’entreprise a réglé même des arriérés de quatre à cinq mois dans cette rubrique.
Par ailleurs, l’ancien DG ai a mis en place avec le concours de l’Inspection générale des finances (IGF), un «Plan prévisionnel de trésorerie» pour maîtriser les recettes et les dépenses.
Lem’s Kamwanya a aussi initié un fonds de rente pour le paiement des retraités. Avant lui, ils étaient payés par la trésorerie de l’entreprise. Une pratique déconseillée par l’IGF.
PERFORMANCES TECHNIQUES
En ce qui concerne les performances techniques de l’entreprise, Lem’s Kamwanya a travaillé sur plusieurs fronts. Sous sa direction, l’OGEFREM a couvert 32 mille cargaisons en importation comme en exportation, en un mois. Ce qui est une performance jamais égalée jusqu’à ce jour, grâce à la tour de contrôle installée et inaugurée le 15 juin dernier. Il a aussi rétabli le rôle de «conseil des chargeurs» qui revient à l’Ogefrem. Il a acheté un camion de dépannage pour l’axe Lubumbashi- Kasumbalesa. Son objectif est d’en avoir au moins dans les deux autres axes principaux d’import et export : Matadi-Kinshasa et Mahagi-Ituri.
A ces camions de dépannage, il faut aussi ajouter les voitures de patrouille.
Lem’s Kamwanya a aussi installé au septième niveau de l’immeuble de la direction générale un Tour de Contrôle ultramodene. Et tout récemment, les informaticiens qui étaient partis en Afrique du Sud, pendant qu’il était encore DG a.i., sont revenus avec une application appelée «Gestion Electronique de la Commission d’Intervention, GECI en abrégé». Cette technologie, rappelons-le, met en place un système de traitement automatique de tous les documents à l’importation d’une marchandise,et à les intégrer sous forme dématérialisée sur la plate-forme SEGUCE. Cela simplifie les formalités de dédouanement, volonté du Chef de l’Etat dictée au Gouvernement de la République, et matérialisée par Lem’s Kamwanya.
En alliant paix sociale, technicité et sérieux, il a réussi à déplacer des montagnes en peu de temps. Et il n’a pas fini de faire rêver. Rachidi MABANDU