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Nommée à la tête de l’Education nationale, Raïssa Malu : des innovations attendues pour un enseignement de qualité
Félix-Antoine Tshisekedi a placé à la tête du ministère de l’Education nationale une vraie crack des sciences. Mme Raïssa Malu, c’est d’elle qu’il s’agit, s’est beaucoup investie dans la promotion de l’éducation scientifique en RDC. Depuis 2014, elle a pris le flambeau de l’organisation annuelle de la semaine de la science et des technologies. Elle a marqué d’une pierre indélébile son passage à la tête de PEQPESU, un projet sous la tutelle du ministère de l’ESPT, financé par la Banque mondiale.
Dans son mot de circonstance prononcé après sa prise des fonctions, elle a promis des réformes dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire, et de relever les défis technologiques et scientifiques auxquels le pays fait face. Elle a pris l’engagement de continuer à consolider la gratuité de l’enseignement au niveau primaire.
À ce sujet, la nouvelle patronne de l’EPST est invitée à apporter une grande innovation en sollicitant du gouvernement la suppression des frais de l’Examen d’Etat et ceux de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) qui constituent un véritable casse-tête pour les parents. La gratuité de l’enseignement ne doit pas se limiter uniquement aux frais scolaires.
DEFIS A RELEVER
Les défis sont réellement énormes et les attentes nombreuses dans le secteur de l’éducation. Le constat fait à chaque évaluation depuis plusieurs années montre clairement que la qualité de l’enseignement en RDC ne fait que baisser. En dépit des résolutions formulées par les États généraux et différents forums, nous sommes loin de sortir de l’ornière, la plupart des recommandations n’étant pas mises en application.
L’une des grandes faiblesses relevées est le niveau des enseignants qui laisse à désirer. C’est la conséquence du manque de formation continue de ces derniers. Il sied de stigmatiser le fait que les enseignants sont aujourd’hui recrutés vaille que vaille.
Dans le passé, il a existé des écoles telles que École d’apprentissage professionnel (EAP), École normale moyenne (ENM), la 5ème spéciale qui n’avaient comme unique mission que la formation des enseignants. Aujourd’hui, ces écoles n’existent plus. Beaucoup d’élèves s’inscrivent très peu dans la section pédagogique, sensée former les enseignants du primaire.
Par conséquent, devient maître de l’école primaire quiconque le veut. Et l’on embrasse cette profession parce qu’on n’a pas trouvé mieux ailleurs. La création des écoles de formation des enseignants dans chaque territoire s’avère plus qu’indispensable, si l’on tient à relever le niveau de l’éducation, d’autant plus que c’est au niveau primaire que les élèves reçoivent les bases de l’éducation. Ceux qui seront appelés à prester dans lesdites écoles seront sélectionnés sur base d’un concours rigoureux.
QUALITE DES INSPECTEURS
Une autre problématique qui se pose dans ce secteur est celle relative à la qualité des inspecteurs de l’enseignement. Le seul institut de formation qui fonctionnait à Kisangani ne se fait plus entendre. Existe-t-il encore ? Nous ne le savons pas. Mais, est-il que, depuis des années, les inspecteurs de l’enseignement sont recrutés au terme d’un concours, suivi d’un stage pour les lauréats. Un stage est très différent de la formation, à ce que nous savons.
Un autre défi, et non le moindre, concerne le cas de nombreux enseignants dits Non payés (NP). Il s’agit de ces enseignants qui donnent effectivement cours, mais qui ne sont pas payés bien que leurs noms figurent sur les listings de paie de la Direction nationale du contrôle et de la paie des enseignants (DINACOPE) ex SECOPE. Mme Raïssa Malu a du pain sur la planche quant à ce parce qu’elle est appelée à s’investir pour la mécanisation de ces infortunés.
En outre, la patronne de l’éducation aura fort à faire pour convaincre le gouvernement Suminwa en vue de durcir les conditions d’agrément des écoles non scientifiques, étant donné qu’actuellement le pays regorge énormément d’écoles qui ne sont pas de cette filière. La conséquence est qu’au niveau supérieur, il y a très peu de facultés du domaine scientifique et technologique, alors que le monde de demain appartient à ceux qui font ces études. La RDC a grandement besoin des ingénieurs et des scientifiques pour la création des industries de transformation, l’exploitation de ses ressources naturelles, la modernisation de son agriculture et autres objectifs.
Pour assurer le succès de son mandat, Mme Raïssa Malu s’est choisi un Dircab qui a passé toute sa longue carrière à l’EPST. M. Zono Inga Simon, est parti de simple enseignant pour atteindre le sommet de la pyramide, en assumant les fonctions de Directeur provincial de l’éducation (PROVED), après avoir été préfet des études, sous PROVED et inspecteur. Avec deux cadres aussi expérimentés à la tête, le secteur de l’éducation aura sans aucun doute un visage reluisant pendant les cinq ans à venir.
Muke MUKE