Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
*L'élue d'Ango l'a fait aux côtés du président de l’Assemblée nationale, lors d’un échange avec le président Touadéra.
À l’occasion d’une mission parlementaire à Bangui, la députée…
Nationalité de Katumbi : un « faux débat» !, tranche Thambwe Mwamba
Le dossier sur la nationalité de Moïse Katumbi Chapwe n’arrête pas de faire parler de lui depuis que ceux qui en veulent à l’ancien gouverneur du Katanga affûtent stratégie sur stratégie pour le couler dans une présidentielle qui présage des étincelles. En dépit des flèches enflammées et empoisonnées que les ennemis du candidat continuent de lui assener, il se trouve des personnalités qui sont intervenues dans ce dossier. La dernière en date est l’ex-ministre de la Justice et ex-président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba.
Ce dernier a fait une déclaration sur les antennes de RFI en faveur du leader d’Ensemble pour la République. Une déclaration qui a valeur de verdict sur ce dossier. Alexis Thambwe Mwamba, alors très critique de Moïse Katumbi, vient de rompre le silence dans une interview exclusive sur RFI. Il parle d’un faux débat et demande de laisser l’opposant dans la course, alors que la Cour constitutionnelle doit encore statuer sur les 24 candidatures validées par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Alexis Thambwe Mwamba dénonce un «faux débat» concernant la nationalité de l’opposant Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle prévue le 20 décembre 2023.
L’ancien président du Sénat affirme à RFI avoir délivré en 2015 un certificat de nationalité à l’ancien gouverneur de la province du Katanga et qu’il ne l’avait jamais annulé. Et de conclure: «Pour moi, il faut laisser Moïse Katumbi se présenter».
« JE N’AVAIS PAS DE PREUVES QU’IL ETAIT ITALIEN »
«Sur le cas de Moïse Katumbi, je voudrais dénoncer l’hypocrisie nationale sur cette question de la nationalité congolaise, dit-il sur Radio France Internationale. Je n’avais pas de preuves qu’il était Italien. J’ai eu des dénonciations. Par la suite, Moïse Katumbi a pris un avocat célèbre, Éric Dupond-Moretti, ministre français de la Justice [en poste depuis le 6 juillet 2020, NDLR], qui a fait parvenir les documents indiquant que la commune de résidence ne reconnaissait pas la nationalité italienne. Donc, pour moi, c’est une page tournée», a déclaré celui qui a été ministre de la Justice sous Kabila fils.
L’ancien speaker de la Chambre haute du Parlement ne manque pas d’arguments de poids sur ce dossier qui empoisonne le climat politique de son pays, alors qu’on est à quelque deux mois de la présidentielle, prévue le 20 décembre prochain
«C’est absolument une distraction de soulever cette question, on est dans un faux débat. Je pense au président de la République qui, lui-même, avait ordonné de donner à Moïse Katumbi son passeport. C’est le président de la République, lui-même [Félix Tshisekedi, en 2019, NDLR], qui avait dit : ‘‘Mais il a été gouverneur du Katanga, comment peut-on lui contester la nationalité congolaise ?’’ Il ne faut pas embraser le pays en sériant les personnes qui peuvent se présenter. » .
« IL FAUT LAISSER MOISE KATUMBI SE PRESENTER »
Et de conclure : «J’en ai fait un problème à un moment donné, en tant que ministre de la Justice, mais aujourd’hui je considère que ça serait totalement immoral d’opposer à Moïse Katumbi le fait qu’on a dit à un moment donné qu’il avait une autre nationalité. Pour moi, il faut laisser Moïse Katumbi se présenter. »
De son côté, la Cour constitutionnelle devrait siéger à partir de ce vendredi 27 octobre, pour statuer sur les différentes requêtes réceptionnées dont celles concernant l’opposant congolais, Moïse Katumbi.
En raison de ces requêtes, Ensemble pour la République vient d’adresser un courrier à la Cour constitutionnelle au sujet de ce qu’il appelle «un acharnement injustifié» de Monsieur Tshiani sur la nationalité de l’ancien gouverneur du Katanga, renseigne AfricaNews.
« ACHARNEMENT INJUSTIFIE »
«Il ne fait l’ombre d’aucun doute, que Monsieur Tshiani, après son échec patent de faire passer une loi inconstitutionnelle au Parlement, tente, par un acharnement injustifié, de revenir à la charge en faisant des déclarations d’une légèreté inacceptable pour quelqu’un qui aspire à briguer la Magistrature suprême de notre pays.
Il y a lieu de rappeler à Monsieur Tshiani qu’en République démocratique du Congo, seul le Certificat de nationalité délivré par l’Autorité compétente, en l’occurrence le m inistre de la Justice, fait foi quant à la possession de la nationalité congolaise.
Et que la contestation de la nationalité, même d’un challenger gênant, ne saurait se faire en se basant sur les coupons de presse à la manière d’un puzzle».
Le parti du candidat Moïse accuse Noël Tshiani de se spécialiser en collection des coupons de presse, sans aucune compétence avérée.
« MOISE EST DETENTEUR DE SON CERTIFICAT DE NATIONALE CONGOLAISE »
«Notre candidat, Moïse Katumbi Chapwe, est bel et bien détenteur de son certificat de nationalité congolaise. Monsieur Tshiani, qui se spécialise vraisemblablement dans la collection des coupons de presse, n’a aucune compétence pour statuer sur la nationalité des citoyens congolais, peu importe l’adversité, l’animosité ou même la haine qu’il porte contre l’un d’eux».
Dans le courrier portant la signature du secrétaire général du parti et dont la rédaction de Forum des As a obtenu copie, Ensemble pour la République fait allusion de la réponse de la partie italienne qui précise que Moïse Katumbi n’a jamais été sujet italien. Egalement de l’administration zambienne qui précise que l’ancien gouverneur du Katanga n’est pas sujet zambien, contrairement aux affirmations gratuites de M. Tshiani.
«Il ne saurait en être autrement d’autant plus que dans le cas de notre candidat, la réponse de l’administration italienne à la lettre de Maître Eric Dupond-Moretti, son avocat conseil de l’époque et actuel ministre français de la Justice, est à ce sujet sans équivoque; car il y est dit clairement que Moïse Katumbi Chapwe n’a jamais été détenteur de la nationalité italienne.
C’est dans le même souci de taire définitivement des rumeurs gratuites entretenues notamment par Monsieur Tshiani qui se dévoile de plus en plus, que notre candidat, par le biais de son Cabinet conseil ‘Mwamba & Milan Advocates’, a également saisi l’Administration zambienne dont la réponse non équivoque, par l’entremise de son ministre des Affaires étrangères, établit que Monsieur Moïse Katumbi Chapwe n’a jamais été répertorié comme citoyen zambien».
NI ITALIEN NI ZAMBIEN
En conclusion, Moise Katumbi n’est ni Italien ni Zambien. Il est bel et bien Congolais.
C’est dans ce contexte qu’est attendu le verdict de la Cour constitutionnelle qui doit statuer sur toutes les requêtes introduites et qui doit examiner à partir de ce vendredi 27 octobre courant la validité des 24 candidatures que la Centrale électorale a toutes validées.
Entre temps, apprend-on, Ensemble pour la République a déposé à la Haute cour une série de documents attestant que Moise Katumbi n’a jamais détenu une autre nationalité que celle congolaise. C’est dans le but d’étayer la candidature de Moïse Katumbi à l’élection présidentielle. Ces pièces incluent une copie du Certificat de nationalité de l’ancien gouverneur ainsi que d’autres éléments de preuve attestant de sa nationalité congolaise. La remise de ces documents a eu lieu dans le cadre de l’examen des contentieux liés aux candidatures présidentielles qui se déroule actuellement à la Cour constitutionnelle.
La candidature de Moïse Katumbi fait l’objet de deux contestations, l’une déposée par un certain Tshivuadi Mansanga, mettant en cause la candidature de Katumbi en invoquant un contentieux professionnel. L’autre réclamation provient du candidat Noël Tshiani, affirmant que lors de l’obtention de son certificat de nationalité, Moïse Katumbi détenait une autre nationalité que la congolaise. Kléber KUNGU