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Mukwege: "Tout discours de haine, d'humiliation et de discrimination stigmatisant une ethnie ou le genre doit être condamné avec force"
Le Prix Nobel de la Paix, Denis Mukwege, a réagi, hier lundi 29 décembre, aux propos tenus le week-end dernier par le général Sylvain Ekenge, à l'égard des femmes de la communauté Tutsi. Ces propos diffusés à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), au cours d'un plateau spécial sur la situation dans l'Est du pays, ont suscité des réations véhémentes de la part de ceux qui n'ont pas digéré le fait d'avoir épinglé une communauté.
Aux dires de Dr Denis Mukwege, il importe d'éviter des discours discriminatoires à l'encontre des ethnies, malgré l'humiliation que subissent les populations congolaises touchées par des guerres incessantes dans la partie orientale. "Tout discours de haine, d'humiliation et de discrimination stigmatisant une ethnie ou le genre doit être réprouvé et condamné avec force, surtout quand ces discours sont le fait d'une autorité publique", a-t-il déclaré.
"Malgré d'innombrables injustices et actes d'humiliation que subit la population congolaise suite à l'agression rwandaise et ses supplétifs, il est indispensable d'éviter des discours toxiques qui sèment la haine ethnique et la discrimination du genre". "L'amour entre les peuples de la région des Grands Lacs doit être plus fort que la haine de certains gouvernants assoiffés de sang et de pouvoir", renchérit le prix Nobel de la Paix.
De l'avis de Denis Mukwege, "l'impunité légendaire dont jouissent certains dirigeants de la région explique la répétition des paroles et actes qui fragilisent la cohésion nationale et régionale".
Après avoir tenu des propos jugés discriminatoires à l'égard des femmes de la communauté Tutsi, qu'il a présentées comme étant agents du Service de renseignement du Rwanda en RDC, le général Sylvain Ekenge Bomusa, porte-parole de l'armée congolaise, a été aussitôt suspendu de ses fonctions.
A la présentation sur le plateau ce samedi-là, Oscar Mbal Kahji, journaliste et directeur des informations ad intérim à la RTNC, a également été suspendu de ses fonctions " pour avoir laissé libre cours à ces propos stigmatisant la communauté Tutsi".
Dans un communiqué signé par le chef d'Etat-major général des FARDC, Jules Mwilambwe Banza, l'armée congolaise dit rejeter les allégations de M. Sylvain Ekenge, qu'elle juge "incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles dévolues au FARDC". A l'allégation qui, selon lui, " ne reflètent en rien la position officielle de la RDC ".
Le samedi 27 décembre dernier, Sylvain Ekenge déclarait en effet : " Lorsque vous épousez une femme tutsie aujourd'hui, il faut faire attention ", relatant, selon lui, la stratégie du Rwanda qui consisterait à donner aux officiers militaires congolais des femmes de ladite communauté dans le but de soutirer des renseignements militaires à transmettre à Kigali. Gloire BATOMENE