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Monkeypox : des doses de vaccins attendues d’ici la semaine prochaine
*Le ministre de la santé publique Roger Kamba l’a annoncé au cours d’une conférence de presse hier
Le ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, Roger Kamba, a annoncé hier lundi 19 août lors d’une conférence de presse l’arrivée d’ici la semaine d’un lot important de doses de vaccins contre la variole du singe (Monkey pox). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Mpox qui touche le pays depuis plusieurs mois.
Roger Samuel Kamba a souligné que, la chaîne logistique pour leur distribution est déjà en place, et que le plan national de vaccination est prêt à être mis en œuvre. Le pays prévoit de vacciner 2,5 millions de personnes, avec un total de 3,5 millions de doses. Ces remèdes coûtent environ 600 millions de dollars. Cependant, le gouvernement central ne déboursera aucun sous peut compter sur l’aide de ses partenaires internationaux dont le Japon et les États-Unis.
«Nous avons deux pays essentiellement qui ont promis des vaccins. Le premier pays c’est le Japon et le deuxième ce sont les États-Unis d’Amérique. J’espère de tout cœur que d’ici la semaine prochaine, nous allons voir arriver les vaccins. Vous savez, c’est toute une chaîne logistique : il y a d’abord notre acceptation, puis quelques procédures administratives avant l’expédition, mais notre plan stratégique de réponse vaccinale est déjà prêt, nous attendons juste que les vaccins arrivent. Gavi avait également sollicité pour mettre à notre disposition les vaccins. Nous sommes d’accord avec cela, nous avons déjà écrit à Gavi et la lettre est déjà partie», a-t-il annoncé.
Priorités aux zones à haut risque
La vaccination sera prioritairement axée sur les zones à haut risque, notamment l’Équateur, le Sud-Kivu et les populations vulnérables et les travailleurs du sexe.
Par ailleurs, le ministre a également noté que l’accès aux zones contrôlées par des groupes rebelles demeure un défi majeur, limitant les efforts de vaccination et de prise en charge des malades.
« Dans les zones occupées par les groupes rebelles, nous n’avons pas facilement accès. C’est pour cela que tous les efforts déployés pour faire revenir la paix, le cessez-le-feu qu’on essaye d’obtenir, c’est pour que nous aussi, médicalement, puissions accéder à ces zones-là. L’une des raisons qui a fait que la maladie explose, c’est le fait que les gens fuient certaines zones où il n’y avait pas de maladie et vont dans les zones où il y a la maladie. Nous avons besoin d’accès à ces zones pour élargir le plan de vaccination, mais aussi pour la prise en charge des malades.
Mesures complémentaires
Le ministre de la santé a insisté sur le fait que le vaccin n’est qu’une partie de la réponse à l’épidémie. Les mesures d’hygiène, telles que le lavage régulier des mains et l’évitement du contact avec les personnes malades, sont essentielles. De plus, une campagne d’information est nécessaire pour sensibiliser la population sur les risques liés à la maladie et l’importance de la vaccination.
«Le vaccin n’est qu’une partie de la réponse. La première réponse, ce sont les mesures d’hygiène : si on évite le contact physique avec les personnes malades, avec les objets contaminés, si on prend soin de se laver régulièrement les mains et d’utiliser les solutions hydroalcooliques, on limite déjà la maladie. C’est la première ligne de défense. La deuxième ligne de défense, c’est l’information : ne pas toucher les animaux malades, ne pas manger les animaux morts d’eux-mêmes. Cette information est importante et les médias doivent la relayer. Et la troisième ligne de défense, c’est la vaccination», a-t-il énuméré.
Situation épidémiologique
Le ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, a révélé des chiffres inquiétants sur l’ampleur de cette épidémie.
Selon les dernières données officielles, la RDC compte actuellement plus de 16 700 cas de monkeypox, avec un bilan tragique de 570 décès liés à cette maladie.
Le ministre Kamba a particulièrement mis en lumière la vulnérabilité des jeunes face à cette épidémie. «La maladie touche de plus en plus les jeunes, en particulier les enfants de moins de 15 ans, qui sont les plus affectés par le monkeypox», a-t-il déclaré. Cette tendance est particulièrement préoccupante, car elle met en danger une partie importante et vulnérable de la population congolaise.
L’impact disproportionné sur les jeunes pourrait s’expliquer en partie par l’arrêt de la vaccination contre la variole humaine après 1980, qui offrait une protection croisée contre le monkeypox. Les générations nées après cette date n’ont donc pas bénéficié de cette immunité.
«Les jeunes nés après 1980 sont les plus touchés par le virus de Mpox car n’ayant pas bénéficié de la vaccination contre la variole humaine, ces jeunes gens manquent ainsi les moyens de protection contre cette variole», a expliqué le ministre Kamba.
Face à cette réalité, le gouvernement congolais prépare activement une campagne de vaccination contre le Mpox. Des doses de vaccin sont attendues dans les prochaines semaines, grâce à l’aide de partenaires internationaux comme le Japon et les États-Unis.
En attendant le déploiement de cette campagne de vaccination, les autorités sanitaires continuent d’insister sur l’importance des mesures préventives, telles que l’hygiène des mains et l’évitement des contacts directs avec les personnes infectées ou les animaux susceptibles de porter le virus.
Christian-Timothée MAMPUYA