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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
M comme Macron et non comme messie
Jour J moins 1. Le Président français arrive samedi à Kinshasa. Emmanuel Macron est particulièrement attendu sur la question de l’agression rwandaise. Ce que lui-même a désigné par une circonlocution diplomatique, très politiquement correct, » la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la RDC ne se discutent pas « .
Il est vrai que la France, en particulier sous Jacques Chirac et dans une certaine mesure sous l’actuel locataire de l’Elysée, a été pratiquement le seul membre permanent occidental du conseil de sécurité à œuvrer pour la souveraineté pleine et entière de la RDC. Il est évident qu’au plus fort de l’agression durant les années Kabila le soutien français a toujours servi de contrepoids au tropisme rwandais du bloc anglo-saxon.
Même si pour notamment sécuriser les activités pétrolières de Total au Mozambique, Paris a recours à Kigali. Bonjour la realpolitik ! Et toutes ses contreparties y compris au mieux l’équilibrisme et au pire le grand écart par rapport à la guerre que conduit, scénarise et orchestre le Régime rwandais dans l’Est de la RDC.
Difficile, en effet, dans cet Occident conditionné par le péché par inaction ou par omission lors du génocide de 1994 et bluffée par » l’autoritarisme… éclairé » de Paul Kagamé, de nommer l’agresseur du Congo-Kinshasa. Et d’en tirer toutes les conséquences logiques du point de vue du droit international. Cultivé et formé à bonne école, Emmanuel Macron n’ignore pas la phrase du philosophe… français Albert Camus : » mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde « .
Pour autant, les Congolais ne devraient pas fétichiser autour de la venue du Président Macron. Ce dernier ne saurait être le messie qui mettrait fin à l’agression de la RDC par le Rwanda et ceux qui soutiennent dans l’ombre cette razzia doublée de massacres des populations congolaises depuis un quart de siècle. S’il ne faut pas sous-estimer le concours d’un pays qui compte dans le concert des nations comme la France, il ne faudrait pas non plus en surestimer le poids ni l’influence.
Quoi qu’il en soit, vu de RDC la défense de l’intégrité du territoire et de la souveraineté ne saurait résulter d’aucune sous-traitance étrangère. Pas même africaine.
Soixante ans après l’indépendance, la RDC devrait s’assumer tant il est vrai avec l’écrivain québécois qu’on ne libère pas un peuple, un peuple se libère. A moins de vieillir sans grandir. José NAWEJ