Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le Japon a offert à la Fédération nationale des femmes protestantes du Congo (FNFPC) de l'Eglise du Christ au Congo) un bâtiment scolaire de plain-pied, deux ateliers, deux bureaux …
Lutte contre la fraude minière : le gouvernement affine sa riposte
La riposte contre la fraude minière s'intensifie. Réuni hier mardi 24 février autour de deux membres du Gouvernement, les participants aux travaux de la Commission de lutte contre la fraude minière, ont évalué la mise en œuvre de la feuille de route adoptée à la fin de l'année dernière. Ils se sont attelés à mesurer l'impact des actions engagées sur le terrain.
Le diagnostic se veut lucide, mais résolument tourné vers l'efficacité. Parmi les avancées enregistrées figurent l'identification d'entités de traitement ne répondant pas aux normes en vigueur, dont les sources d'approvisionnement restent obscures et la fermeture de plusieurs structures non conformes.
La commission a également procédé au recensement des coopératives minières et des Zones d'Exploitation Artisanale (ZEA) auxquelles elles sont rattachées, une étape jugée essentielle pour mieux encadrer le secteur.
Les défis persistent cependant. Les échanges ont mis en lumière la prolifération d'exploitations illégales opérant sous couvert d'artisanat minier. Ces activités frauduleuses se caractérisent notamment par l'occupation de sites concédés et l'utilisation d'engins lourds, en violation flagrante du cadre légal.
Les membres de la commission ont insisté sur la nécessité de distinguer clairement ces pratiques illicites des activités des exploitants artisanaux régulièrement établis. Ces derniers ainsi que leurs coopératives doivent être protégés et accompagnés, afin d'éviter les amalgames et de préserver l'économie locale.
Au terme des travaux, un plan d'action offensif et coordonné a été arrêté. Des mesures concrètes seront engagées dans les prochains jours pour restaurer l'autorité de l'État sur les sites miniers, sécuriser les opérateurs légaux et renforcer durablement la lutte contre la fraude.
Dans un secteur stratégique pour l'économie nationale, le message est clair : tolérance zéro face aux réseaux illicites, mais encadrement renforcé pour les acteurs réguliers.
Jérémie ASOKO