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Lors d’un atelier portant sur l’’évaluation et l’analyse à mi-parcours du scrutin de 2023 : La Nouvelle Société civile Congo tire des leçons et propose des améliorations
La Nouvelle Société civile Congolaise (NSCC) a organisé le vendredi 15 mars un atelier portant sur l’évaluation et l’analyse à mi-parcours des élections du 20 décembre 2023 en RD Congo. Ce moment de réflexion a permis de tirer des leçons de ce processus électoral et de discuter des perspectives pour les prochaines échéances prévues en 2028.
Au cours de cet atelier, trois thèmes majeurs ont été développés en rapport avec le contexte électoral. Les intervenants ont décortiqué le rôle des parties prenantes et également la participation de la femme, du jeune et de la personne avec handicap. Ils se sont interrogé sur le type e réforme pour le cycle 2028 entre la Loi électorale et la loi organique.
Abordant la première thématique sur le rôle des parties prenantes aux élections, Jonas Tshiombela, Coordonnateur National de la NSCC, a indiqué que le taux de participation à la dernière élection présidentielle en RDC est évalué à 43,1% en raison de 18.018.916 suffrages valablement exprimés sur près de 41 millions d’électeurs attendus.
DES AMÉLIORATIONS POUR 2028
Pour ce qui est donc des parties prenantes (société civile, acteur politique, CENI…), la NSCC estime qu’il faut éviter la précipitation dans l’organisation des élections à l’avenir. Le calendrier devrait être défini plus tôt afin de ne pas se retrouver sous pression. Le budget des élections devrait également être voté avec anticipation pour plus de transparence dans sa gestion.
«Si nous voulons avoir des élections en 2028, tirons leçons des défaillances que nous avons commises aux dernières élections. Dégager le budget dans les premières années, éviter la précipitation car celle-ci vient lorsqu’on voit que le temps est devenu court.Est-ce qu’il n’est pas temps maintenant de réfléchir sur la prochaine CENI, N’est-pas pas là le moment de dégager le budget des élections à l’avenir, c’est maintenant qu’il faut poser les problèmes», a déclaré Jonas Tshiombela.
En guise de perspective, la NSCC pense qu’il faudrait réformer la loi organique, réformer la cour constitutionnelle et le contentieux électoral, renforcer la sanction des candidats qui s’illustrent à la corruption, revoir la question de seuil, revoir le mode désignation des membres de la CENI.
LES OBSTACLES RENCONTRÉS PAR LES PVH LORS DES ÉLECTIONS 2023
Intervenant sur la participation de la femme, jeune et personne avec handicap aux élections de 2023, Robert Kabakela, expert en la matière électorale, a souligné que malgré des dispositions légales garantissant leurs droits, ces groupes ont fait face à des obstacles lors du processus électoral de 2023. Il a noté un manque d’accessibilité des procédures et du matériel électoral pour les personnes handicapées, ainsi que des obstacles culturels entravant la participation politique des femmes.
Kabakela a également mentionné que la jeunesse a été souvent instrumentalisée à des fins politiques, mais il a constaté une prise de conscience croissante parmi les jeunes congolais quant à leur rôle potentiel dans la politique nationale. Il a souligné l’importance d’une sensibilisation accrue et d’une meilleure éducation civique pour les jeunes afin de favoriser leur participation politique responsable.
«Nous avons vu certains mouvements citoyens et certaines organisations de la société civile des jeunes interpeller l’État congolais, les gouvernants sur leurs responsabilités et leurs devoirs de sécuriser les parties prenantes au processus électoral. Nous les avons vu interpeller les partis politiques à encadrer leur militants. Nous les avons entendus mettre en garde les leaders politiques qui véhiculent des discours de haine, des discours séparatistes. Ils ont recommandé à l’État de s’occuper de ces genres des leaders politiques», a-t-il déploré.
INSTITUTION D’UN SEUIL ÉLECTORAL
Au nom de la NSCC qui est une organisation qui projette l’avenir de la nation congolaise, M. Barnabé a axé sa réflexion sur les instruments juridiques qui sont la base de tout.Pour lui, les problèmes de volonté politique et d’organisation se posent encore en RDC c’est pourquoi il a suggéré d’envisager des réformes pour les cycles électoraux à venir. Et parmi les réformes à mener il y’a en premier lieu le système proportionnel avec l’institution du seuil électoral.
A cette occasion, il propose aussi l’institution d’un seuil électoral et l’amélioration du vote électronique pour garantir la sécurité des électeurs. Il a également recommandé le renforcement des mesures d’exécution de la loi électorale pour prévenir les abus.
«Le seuil électoral et toute sa complexité laisse à faire comprendre même aux petits enfants que les élections ne sont plus très potables. Le peuple ne peut plus juger. Et comme la population est dépouillée de son pouvoir de contrôle, nous n’avons pas accès à la CENI pour la vérification. Le pouvoir de la CENI au lieu d’organiser seulement les élections frôle également la nomination des représentants du peuple par la voie du «seuil». C’est pourquoi, à notre niveau nous pensons qu’au profit du système majoritaire on doit suspendre le système proportionnel pour que les élections soient claires» a-t-il indiqué.
Pour clore, il a rappelé l’indépendance originelle de la CENI qui semble plus évidente car au moins 75% de sa composition est l’émanation des membres qui proviennent des partis politiques.
Signalons que cet atelier est organisé par la Nouvelle Société civile Congolaise car il se veut être un Cadre de refondation de la société civile en RDC, d’engagement civique, de participation citoyenne, et de promotion des valeurs de la gouvernance démocratique. CTM