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Les pygmées sollicitent l’implication du Gouvernement dans la reconnaissance des droits de communautés autochtones
Une délégation de la communauté des pygmées de la province du Sud-Kivu s’est entretenue, le mercredi 7 juillet, avec le vice-ministre de la Justice, Amato Bayubazire Mirindi, pour solliciter auprès du Gouvernement, la reconnaissance et la protection des droits des communautés autochtones.
Conduite par Me Innocent Bisimwa, la communauté Pygmée du Sud-Kivu mène une mission de plaidoyer auprès du gouvernement Sama Lukonde, en tant qu’organisation de l’environnement des ressources naturelles et développement.
«Nous venons d’être reçus par le vice-ministre de la Justice dans le cadre d’une mission de plaidoyer que nous menons. Nous sommes une délégation de l’organisation de l’environnement des ressources naturelles et développement, une délégation des autochtones pygmées parmi les victimes de l’expulsion du Parc national de Kahuzi Biega», a souligné le chef de la délégation, Innocent Bisimwa.
A l’en croire, les communautés autochtones pygmées sollicitent le soutien du Gouvernement pour la reconnaissance et la protection des droits de communautés autochtones pygmées, particulièrement leurs droits d’accès à la terre et aux ressources naturelles.
Les pygmées ont été chassés du Parc national de Kahuzi Biega sans être indemnisés ou délocalisés, fait-il savoir. «Pour ce fait, ils sont en train de solliciter un soutien du gouvernement aujourd’hui qui se veut un gouvernement de l’Etat de droit pour que leurs droits soient pris en compte et pour qu’ils soient protégés et reconnus par les instruments juridiques et les institutions du pays», ajoute Innocent Bisimwa.
Le chef de la délégation des Pygmées salue la réaction positive du vice-ministre, qui s’est approprié cette question des autochtones. «Nous avons discuté longuement en lui démontrant que c’est vraiment une question capitale qui nécessite une action du gouvernement. Nous pensons qu’il pourra s’investir comme les autres institutions pour essayer de trouver des solutions idoines à cette problématique de très longue date. Comme vous le savez, les pygmées ont été expulsés en 1975. Il y a plus de 45 ans aujourd’hui que ces communautés vivent en errance puisqu’ils n’ont plus de terre», condamne-t-il.
Les deux parties se sont également convenu de sensibiliser les communautés Pygmées à la protection et à la conservation de la biodiversité pour la simple raison que les écosystèmes du Parc national de Kahuzi Biega sont une ressource vitale pour la communauté.
Rocco NKANGA