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“Botika kovandela kombo nanga” Jérémie 33:3.
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Les partis politiques de l’USN déjà en campagne
Depuis le début de l’opération de l’enrôlement des électeurs, la ville de Kinshasa est inondée des affiches de certains candidats membres de l’Union sacrée de la nation (USN), plate-forme proche du Président de la République. Malgré l’instruction de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) interdisant cette pratique, les candidats députés nationaux et provinciaux de la majorité présidentielle ont fait fi du respect de la règlementation en vigueur ce mot d’ordre et se sont comportés comme des inciviques.
Qu’adviendrait-il si les candidats qui ne sont pas du pouvoir se mettaient eux aussi à placer des affiches à caractère propagandiste dans les rues de la capitale ? Si des partis qui soutiennent le pouvoir et qui aspirent à continuer à diriger le pays refusent de respecter les lois de la République et, ce au vu et au su des citoyens lambda, quel exemple donnent-ils aux autres membres de la communauté nationale ? Est-ce pour confirmer les propos du chef de l’Etat selon lesquels la RDC est un pays effectivement mort ?
Si des dirigeants des partis politiques ne peuvent pas apprendre à se soumettre aux lois du pays, comment vont-ils se discipliner demain lorsqu’ils seront aux commandes des affaires publiques ? Il va de soi que lorsqu’on est incapable de diriger une petite famille, l’on ne peut pas s’en sortir lorsqu’on se trouve face aux lourdes responsabilités étatiques.
Pour revenir au mépris de l’instruction de la CENI par une catégorie de partis politiques, il importe de stigmatiser le silence ou même l’indifférence des autorités sensées réglementer cette matière. Cette attitude indique clairement que nous sommes partis sur de mauvaises bases en ce qui concerne les futurs scrutins. Le principe de l’équité est dès lors battu en brèche parce que ceux qui ont les faveurs du pouvoir sont favorisés tandis que les autres sont défavorisés. Il va sans doute se poser surtout la question de la sécurité des candidats de l’opposition lorsqu’ils seront appelés à aller battre campagne dans des coins où leurs adversaires politiques ont des attaches tribales. Il y a crainte que ce déséquilibre laisse entrevoir des élections non réellement libres, non démocratiques et non transparentes contrairement aux dires des officiels. La réalité sur le terrain est tout à fait différente.
Pour éviter des conflits post électoraux aux conséquences inimaginables, il convient que les autorités chargées de la réglementation de la campagne électorale cessent de pratiquer la politique de deux poids deux mesures. Il faut qu’elles accordent les mêmes chances aux différents candidats, qu’ils soient de gauche ou de droite. Il y va de la crédibilité et de la Centrale électorale et du processus en soi sans compter celle du pouvoir en place.
Il est important de souligner le silence des partis politiques de l’opposition qui font semblant de ne rien voir alors que logiquement ils auraient dû protester en saisissant la juridiction qui a pour mission de dire le droit face à un tel délit d’une partie de la classe politique. Est-ce fait à dessein ou est-ce une stratégie mise en place pour des surprises postérieures ? Nul ne le sait.
En tout état de cause, le souhait de tous ceux qui aiment la RDC est que la CENI organise des élections réellement transparentes où les vrais élus du peuple sont proclamés vainqueurs pour la joie et le bonheur de toute la communauté nationale. Muke MUKE