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Les Etats réaffirment leur soutien au FIDA face aux changements climatiques et à l’insécurité alimentaire mondiale
A l’occasion de la COP28, organisé à Dubaï, aux Emirats arabes unis, les Etats membres du FIDA ont réaffirment leur soutien au FIDA face aux changements climatiques et à la hausse de l’insécurité alimentaire mondiale. C’est le cas notamment des Pays-Bas, de Djibouti, les Fidji et la Mauritanie, rapporte un communiqué de FIDA.
Les Pays-Bas ont annoncé une contribution que le FIDA qualifie « d’historique » de 150 millions d’Usd. Ils ont insisté sur la nécessité de soutenir les petits producteurs et productrices agricoles, en première ligne face aux changements climatiques et essentiels à la sécurité alimentaire future du monde entier.
Djibouti, les Fidji et la Mauritanie, poursuit la source, ont eux aussi déjà annoncé leurs contributions. La contribution de Djibouti a été ainsi multipliée par dix. Les Fidji ont renouvelé leur engagement tandis que la Mauritanie annoncé une augmentation de 50% de sa contribution. Pour le FIDA, les gestes posés par ces pays donne ainsi un réel élan à la campagne de reconstitution pour la prochaine période triennale (2025-2027).
Le document précise que la contribution des Pays-Bas égale celle annoncée par la France en septembre dernier. Cette agence spécialisée des Nations unies obtient ainsi des engagements les plus importants pris en sa faveur endroit en 45 ans d’existence. Ces engagements record mettent en lumière le soutien croissant accordé aux investissements du FIDA dans le développement agricole, qui arrivent aux communautés rurales les plus pauvres du monde.
Appelle à contribution
Le FIDA appelle ses Etats membres à contribuer à l’objectif ambitieux de 2 milliards d’Usd. Cette enveloppe va aider à financer des nouveaux projets qui permettront de mettre en œuvre des programmes de développement rural d’une valeur de 10 milliards d’USD.
«Avec la forte hausse du nombre d’annonces anticipées de contributions, les Etats membres attestent qu’ils font confiance au FIDA pour investir là où les besoins sont les plus importants », a déclaré le Président du FIDA, Alvaro Lario. Pour ce dernier, «cela signifie pour le FIDA investir avec les Etats en vue de renforcer la capacité des populations les plus vulnérables à faire face aux chocs économiques et climatiques tout en leur offrant la possibilité d’avoir des vies productives et prospères dans les zones rurales dans lesquelles elles vivent».
23 pays se sont déjà manifestés
Au total, 23 pays ont déjà annoncé leur engagement en faveur de la treizième reconstitution des ressources de base du FIDA. Plus de 50 pays devraient annoncer leur contribution lors de la session à Paris. La campagne de levée de fonds se poursuivra en 2024, jusqu’à ce que les objectifs soient atteints. Plus de 100 pays contribuent généralement aux campagnes de reconstitution des ressources du FIDA, ce qui en fait la reconstitution des ressources la plus largement soutenue de toutes les principales institutions financières internationales.
La Ministre du commerce extérieur et de la coopération au développement des Pays-Bas, Liesje Schreinemacher, a insisté sur l’importance de soutenir les producteurs des zones rurales. C’est dans cette optique qu’elle a promis que son pays aiderait le FIDA à atteindre ses objectifs consistant à doubler son impact en améliorant chez les petits exploitants la productivité, les revenus et la résilience pour un total de plus de 100 millions de personnes dans zones rurales.
«Les agriculteurs des zones vulnérables se retrouvent confrontés à une crise qu’ils n’ont pas provoquée. Et ils ne sont pas les seuls à en souffrir. C’est un problème qui nous concerne tous. Nous devons donc travailler ensemble pour combler le déficit de financement», a déclaré la Ministre Schreinemacher. Elle invite les pays à soutenir le FIDA et de continuer à viser l’objectif Faim zéro partout dans le monde.
Liesje Schreinemacher a insisté sur l’engagement de son pays à augmenter son financement de l’action climatique à plus de 1,8 milliard d’euros par an d’ici 2025.
Session de consultation sur la reconstitution des ressources
L’Angola et la France envisagent d’organiser, les 14 et 15 décembre prochains à Paris, la dernière session de consultation sur la reconstitution des ressources du FIDA. Le Président français, Emmanuel Macron, a promis lors de la COP28, d’inviter tous les pays présents à participer à cette rencontre «qui va jouer un rôle clé dans la réconciliation de l’objectif agricole et de l’objectif climatique . Et c’est un combat indispensable, parce qu’on ne peut pas demander aux pays africains de choisir entre le climat et la production agricole».
Le FIDA avait lancé sa treizième reconstitution des ressources en février 2023. A cette occasion il avait exhorté les pays à augmenter des investissements en faveur des petits producteurs agricoles et des populations rurales des pays en développement. Mbangu MAMIYOUND