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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Les chiffres c’est bien, le poulet c’est mieux
Pour un pays abonné à la sinistrose, une bonne nouvelle se célèbre. Avec raison. Les warriors peuvent donc boire du petit lait. 3,3 milliards de dollars de réserves de change, soit plus de 3 mois d’importation ! Une cime jamais atteinte auparavant.
Certes, dans ce qui a tout d’un record, il y a la part significative du FMI. Il est vrai que les cours du cuivre et du cobalt sont particulièrement favorables. Ceci explique en grande partie cela. Il n’en demeure pas moins que la touche du Gouvernement avec notamment l’effet » Alingete » y est pour quelque chose. Il y a donc le côté » aide-toi et le ciel t’aidera « , ce célèbre vers de la fable » Le Chartier embourbé » de Jean de Fontaine érigé en proverbe.
En plus, on ne peut pas invariablement accabler l’Exécutif sur son passif et ne pas lui jeter les fleurs par rapport à son actif. A moins de reconduire les schèmes de l’antikabilisme primaire, dada de l’opposition d’hier devenue pouvoir d’aujourd’hui, en y remplaçant JKK par Fatshi.
Une fois que l’on a fini de rendre à César ce qui lui revient et à Dieu ce qui lui appartient, s’invite la sempiternelle question. La seule qui vaille vraiment la peine : est-ce que le » peuple » va trouver son compte dans ses… comptes d’apothicaire ? Quand la majorité silencieuse va » sentir » les chiffres au lieu de les entendre seulement ?
En fait, cela fait un bail que les pouvoirs successifs brandissent des chiffres flatteurs, en étalant des performances en termes d’assainissement du cadre macro-économique. Maîtrise de l’inflation, croissance en hausse jusqu’à toiser par moment les deux chiffres, doublement, triplement, quadruplement du budget…Problème, toutes ces embellies chiffrées ne se traduisent toujours pas par l’amélioration de l’ordinaire fort peu enviable du plus grand nombre. Bien au contraire. La RDC demeure ce vaste espace de précarité synonyme de pied de nez à tous les chiffres que les cols blancs égrènent tel un chapelet dans des cérémonies officielles.
Pour emprunter au langage informatique en vogue, on parlerait volontiers du virtuel que ceux-ci exhibent face au réel qu’endurent les populations.
En un mot comme en mille, les performances chiffrées c’est bien, mais le poisson ou le poulet dans l’assiette c’est mieux. José NAWEJ