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“Botika kovandela kombo nanga” Jérémie 33:3.
La phrase lingala “Botika kovandela kombo na ngai” se traduit littéralement par : “Arrêtez de vous asseoir sur mon nom.” Ce qui n’aurait aucun sens, sinon fort ambigu si on considérait cette seule traduction littérale. D’où le sens figuré…
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Législatives nationales : Une caution synonyme de disqualification des représentants authentiques du Congo profond
Le montant de 1.600.000 FC fixé comme caution pour la participation aux élections législatives nationales empêche, sans le savoir, les vrais représentants du peuple profond de se présenter à ce scrutin. Beaucoup de partis politiques dont les sièges se trouvent à Kinshasa, ont généralement tendance à aligner sur leurs listes des candidats résidant dans la capitale à cause de leur visibilité financière et soutien aux partis. Ceux-ci, pourtant, sont déconnectés des réalités et préoccupations des populations de leurs fiefs électoraux.
Le constat fait est que les critères sur lesquels la Ceni se base pour fixer le montant de la caution ne permettent pas que la Chambre basse du parlement réflète le vrai visage du Congo profond. La plupart des élus sont des Kinois qui n’ont pas des répères des milieux où ils se portent candidats.
Etre originaire de tel ou tel autre coin du pays, ne suffit pas. Encore faudra-t-il vivre dans cette circonscription pour prétendre le représenter à l’Assemblée nationale. Or du fait notamment du taux prohibitif de la caution électorale, les « originaires de … » mais vivant dans la capitale et même en Europe ont préempté quantité de sièges de l’arrière-pays au détriment des filles et fils qui vivent dans ces différentes contrées.
Ainsi, beaucoup de Congolais authentiques du pays réel sont exclus du jeu démocratique étant donné qu’on a instauré une démocratie ou des élections des riches en RDC. Le montant de la caution devrait s’adapter à l’environnement socio-économique du pays pour offrir les mêmes chances aux différents candidats, surtout les indépendants.
Cette situation a pour conséquence la prestation en dessous de la moyenne de nos parlementaires qui, ne vivant pas les réalités qu’ils sont sensés défendre, passent la plupart de leur temps dans des débats de caniveaux et sur des projets ou propositions des lois qui n’ont aucun impact direct sur le quotidien des citoyens lambda.
Pour mettre fin à cette injustice qui ne dit pas son nom et éviter cette fracture béante entre classes sociales, il importe vivement de démocratiser l’accès à la caution.
Par ailleurs, à la veille de la fin de la mandature 2018-2023, nous pouvons affirmer avec certitude et sans peur d’être contredit qu’à cause de leur piètre prestation, plus de la moitié des députés nationaux ne retrouveront pas le chemin du Palais du peuple. D’ailleurs, l’un d’entre eux a eu le courage de le dire tout haut et sans ambages. Muke MUKE