Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Législatives nationales : Une caution synonyme de disqualification des représentants authentiques du Congo profond
Le montant de 1.600.000 FC fixé comme caution pour la participation aux élections législatives nationales empêche, sans le savoir, les vrais représentants du peuple profond de se présenter à ce scrutin. Beaucoup de partis politiques dont les sièges se trouvent à Kinshasa, ont généralement tendance à aligner sur leurs listes des candidats résidant dans la capitale à cause de leur visibilité financière et soutien aux partis. Ceux-ci, pourtant, sont déconnectés des réalités et préoccupations des populations de leurs fiefs électoraux.
Le constat fait est que les critères sur lesquels la Ceni se base pour fixer le montant de la caution ne permettent pas que la Chambre basse du parlement réflète le vrai visage du Congo profond. La plupart des élus sont des Kinois qui n’ont pas des répères des milieux où ils se portent candidats.
Etre originaire de tel ou tel autre coin du pays, ne suffit pas. Encore faudra-t-il vivre dans cette circonscription pour prétendre le représenter à l’Assemblée nationale. Or du fait notamment du taux prohibitif de la caution électorale, les « originaires de … » mais vivant dans la capitale et même en Europe ont préempté quantité de sièges de l’arrière-pays au détriment des filles et fils qui vivent dans ces différentes contrées.
Ainsi, beaucoup de Congolais authentiques du pays réel sont exclus du jeu démocratique étant donné qu’on a instauré une démocratie ou des élections des riches en RDC. Le montant de la caution devrait s’adapter à l’environnement socio-économique du pays pour offrir les mêmes chances aux différents candidats, surtout les indépendants.
Cette situation a pour conséquence la prestation en dessous de la moyenne de nos parlementaires qui, ne vivant pas les réalités qu’ils sont sensés défendre, passent la plupart de leur temps dans des débats de caniveaux et sur des projets ou propositions des lois qui n’ont aucun impact direct sur le quotidien des citoyens lambda.
Pour mettre fin à cette injustice qui ne dit pas son nom et éviter cette fracture béante entre classes sociales, il importe vivement de démocratiser l’accès à la caution.
Par ailleurs, à la veille de la fin de la mandature 2018-2023, nous pouvons affirmer avec certitude et sans peur d’être contredit qu’à cause de leur piètre prestation, plus de la moitié des députés nationaux ne retrouveront pas le chemin du Palais du peuple. D’ailleurs, l’un d’entre eux a eu le courage de le dire tout haut et sans ambages. Muke MUKE