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« Le programme Grand Inga est une action prioritaire », estime la Banque mondiale
Albert Zeufack, directeur des Opérations de la Banque mondiale en RDC, a révélé que son institution accompagne la République démocratique du Congo dans la restructuration du projet Grand Inga. Il a fait cette révélation au cours d’un café de presse organisé vendredi 10 novembre courant à Kinshasa.
«La RDC a fait la requête auprès de la Banque mondiale pour l’aider à restructurer le projet Grand Inga, parce que c’est un projet d’une taille gigantesque qui requiert de la collaboration et des partenariats extrêmement importants, aussi bien public que privé pour le réaliser. Donc la demande a été faite et le président de la Banque mondiale a répondu positivement. A l’heure actuelle, nous sommes en train d’accompagner et de travailler avec les autorités congolaises pour restructurer ses partenariats», a déclaré Albert Zeufack.
Au cours de ces échanges avec la presse, le représentant de la Banque mondiale au Congo Kinshasa que la demande congolaise avait été adressée à son institution par le ministre des Finances, Nicolas Kazadi qui conduisait la délégation congolaise au cours des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) tenues à Marrakech, au Maroc.
VERS UNE TRANSITION ENERGETIQUE VERTE
La délégation de la RDC a mis à contribution cette occasion pour discuter avec le nouveau président de la Banque mondiale, Jay Banga, sur cette question concernant le projet Grand Inga.
Et de préciser : «La délégation de la RDC à Marrakech fait partie de 4 pays africains qui ont rencontré le nouveau président de la Banque mondiale, M. Ajay Banga. Donc, c’était déjà un signe de l’intérêt que porte la Banque mondiale vis-à-vis de la RDC. De cette réunion, il en est ressorti un point extrêmement important, celui de la restructuration du projet Grand Inga».
Grand programme Inga
Albert Zeufack estime que le projet Grand Inga pourrait emmener à la réalisation d’un «grand programme Inga». Il ne s’agit pas juste d’un projet, mais plutôt d’un programme de développement, celui de la transformation économique de la RDC et de son voisinage. Il a aussi ajouté que ce projet pourrait conduire le pays à une transition énergétique verte souhaitée où il aura la capacité d’alimenter l’électricité de la moitié de l’Afrique.
Cette institution de Bretton Woods, explique Albert Zeufack, «pense que le programme Grand Inga est une action prioritaire. Il va falloir trouver les moyens de générer cette énergie pour la transformation économique qui va créer des emplois dans d’autres secteurs pour permettre aussi la création des infrastructures, des autoroutes qui permettront que les ananas du Kasaï ne pourrissent plus et qu’ils puissent se trouver sur les marchés et les étagères des super marchés à Kinshasa… »
PRES DE 70% DES CONGOLAIS VIVENT AVEC MOINS DE 2,15 USD/JOUR
Il s’est étendu sur la croissance économique, en l’expliquant pour mieux l’appréhender. Selon lui, elle «n’est pas tout, mais on ne peut rien sans croissance. Vous pouvez croître, mais ne pas changer le bien-être. Le lien entre la croissance et l’amélioration du bien-être, c’est l’emploi. Si votre croissance est tirée par des secteurs qui ne créent pas beaucoup d’emplois, comme le secteur minier, si ce n’est que des emplois de précarité pour la majorité, cela ne se traduit pas par une amélioration immédiate du bien-être des populations».
Le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RDC, l’Angola, le Burundi et le Sao Tomé & Principe estime que «ce que les économistes appellent élasticité pauvreté de la croissance est très faible pour la RDC. Ce pays reste avec la plus grande pauvreté en Afrique subsaharienne. Près de 70% des Congolais aujourd’hui continuent de vivre avec un revenu de moins de 2,15 dollars par jour. Malgré les 8% de croissance de 2022, cela ne se traduit pas tout de suite par une amélioration des conditions de vie parce que l’économie n’est pas suffisamment diversifiée pour créer des emplois. Le Congo ne peut pas compter uniquement sur le secteur minier pour sa croissance et pour son futur, parce que ce secteur minier est volatile, la croissance du Congo est volatile».
Ainsi conclut-il, «la clé reste la diversification de l’économie».
Kléber KUNGU